dimanche 22 octobre 2017

• La non-dualité expliquée par les ondes - Armella


Merci à Armella pour cette (tentative d') explication extrêmement simple !
Vu sur son blog Conscience Quantique.

La « non-dualité » expliquée par les ondes

Si vous avez déjà essayé la méditation,
sans doute avez vous déjà entendu parler de la « non-dualité« , un mystérieux état de conscience  aussi appelé « vacuité« …
Mais c’est quoi la non-dualité ???
Et bien voici une tentative d’explication en
bande-dessinée et en ondes !

mercredi 18 octobre 2017

• Rencontre en présence - Suyin Lamour & Pierre Leré Guillemet (troisième partie)

TROISIÈME (et dernière) PARTIE



Suyin Lamour sera à Albi le dimanche 29 octobre (voir l'annonce dans le post précédent) !

vendredi 29 septembre 2017

• Ce "moi séparé" n'a pas d'existence réelle - Daniel Morin

En redonnant de l’importance au point de départ, ce qui est, et pas ce qui devrait être à la place, Daniel Morin opère un renversement de perspective. Il nous propose de partir tout de suite de l’inconditionnel, de la non discussion à ce qui est déjà là. 
Cette vision inversée de celle qui est généralement proposée nécessite qu’au lieu de partir d’un moi qui voudrait s’améliorer, nous partions de l’évidence que nous sommes  déjà relié au Tout, que rien n’est séparé et que tout se passe en même temps.
L’être humain n’a qu’un seul problème apparent, vouloir autre chose à la place de ce qui est déjà là. Ce qu’on appelle la pratique va consister à voir cette méprise. Chaque fois qu’une personne veut autre chose à la place de ce qui est – ce qui est absolument impossible – cela renforce l’illusion d’un moi fantôme se croyant autonome, ce qui entretient un sentiment de séparation et une grande espérance pour le futur. Le plus important, c’est de mettre en cause l’illusion d’être un moi séparé, un moi qui se croit possesseur de lui-même. Tout le reste en découle naturellement.  

La perspective de Daniel Morin est compatible avec toutes les traditions, que les gens soient athées, catholiques, bouddhistes ou autres. Elle invite à une tranquillité de base inconditionnelle, co-existante avec les conditions impermanentes de  la vie ordinaire. « Voir que la séparation est une illusion ne demande pas de temps. Seule l’évidence peut nous ramener au Mystère et à l’humilité. Rien n’est au-dessus du fait d’être soi-même, c’est-à-dire être un avec ».

Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel :

Daniel : Au fil de nos rencontres, je me suis aperçu qu’il y a une méprise, une confusion, car nous ne parlons pas du même moi. Quand vous parlez de moi, je sais que vous parlez d’un moi séparé personnel qui veut s’améliorer, aller mieux, qui aurait sa volonté, son libre arbitre, son histoire, etc., celui de la carte d’identité. Alors que je parle d’un moi référence de forme, un moi lieu-dit de conscience, qui n’implique pas le sens de la séparation. Il y a donc apparemment deux sortes de moi. Donc chaque fois qu’on emploiera moi, est-ce qu’on parlera de la même chose ? C’est important de clarifier ce point. 
Le seul point important que je souhaite éclairer, c’est que ce moi séparé dont on parle souvent n’a pas d’existence réelle, ce qui implique que la séparation n’existe pas. Il n’existe pas une seule chose qui ne touche pas à une autre chose et qui n’est pas assujettie par cette chose. Rien n’est séparé. C’est uniquement le mode de la pensée habituelle qui semble séparer les choses.

Question : Le moi n’est qu’une apparence. Est-ce que l’éveil n’est pas simplement réaliser cela ?

Daniel : Je prends le mot éveil au premier degré : ne pas dormir, être pleinement conscient. On parle aussi de réalisation, dans le sens : as-tu bien réalisé que… ? Donc oui, c’est cela.

Q : Cette réalisation se fait-elle graduellement ?

D : Je te propose d’inverser le processus, de partir tout de suite de l’inconditionnel, de la non discussion, de l’absence de moi qui discute. L’amélioration éventuelle se fera d’elle-même. Ce n’est pas quand ta petite personne se sera améliorée dans le temps qu’enfin tu arriveras à comprendre quelque chose ! 
Puisque cette position juste ne demande pas de temps, il n’y a pas de progression. C’est très important, mais ça n’intéresse pas celui qui part de l’entité séparée et qui veut s’améliorer. Dès qu’on parle de progression, on dévalorise la qualité d’ici et maintenant, et on sous entend qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans la vie présente !
Quand tu t’identifies à une entité séparée, tu crois qu’avec de l’entrainement, tu arriveras à un état spécial personnel. Cherches-tu quelque chose de conditionnel ou d’inconditionnel ? En modifiant le conditionné, on n’arrivera jamais à l’inconditionnel. Vouloir s’améliorer dans le temps relève du conditionnel, du relatif, mais toute amélioration restera toujours dans le domaine de l’impermanence. Le Tout et la partie sont inséparables et de même nature.
Bien sûr que pour s’améliorer dans tel ou tel domaine relatif, il faut du temps. Si je suis un peu raide et que je veux devenir plus souple, il va falloir du temps. Mais je ne parle pas de ça ! Je parle de la relation à ce qui est déjà là ! 
La non-discussion n’a pas pour but que le moi séparé obtienne un bénéfice ! C’est simplement la vision que ce qui est, est toujours l’expression de la Totalité, de l’inconnaissable, que ça me plaise ou non. 
La vision de la non séparation, c’est quelque chose d’incroyable. Tout cela n’intéresse pas grand monde, car c’est repris par le personnage qui se demande : Mais qu’est-ce que je peux faire de tout ça ? Hélas, rien pour celui qui veut en faire quelque chose. Bien sûr, cela fait partie intégrante de l’apparence de ce qui est.

Q : Est-ce que c’est difficile d’avoir cette vision ?

D : Non ! Regarde, là, tu vas subtilement utiliser le temps pour éviter l’évidence. Voilà ce que je te propose : tout au long de cette journée, tu ne me parleras pas de ton passé, tu enlèveras tous les si, et tous les quand, ok ? Nous verrons alors quel est ton problème… L’évidence est toujours fraiche ! La non séparation est évidente : nomme-moi une chose qui ne soit pas influencée par autre chose, et qui ne touche pas autre chose. Ça remet en cause le sens de la séparation, sans passer par les cogitations !

Question : Daniel, n’est-ce pas une erreur de vouloir progresser vers un certain but ?

Daniel : Ce n’est pas une erreur puisque c’est, mais ça ne mène à rien d’autre que ce qui est déjà là et sur lequel tu n’as absolument aucun pouvoir. Qui veut progresser ? Et pour quoi ? La nature même du relatif, c’est le changement, c’est-à-dire qu’une chose n’est déjà plus ce qu’elle était. L’idée de progression implique un changement linéaire vers une amélioration définie, un but à atteindre. Mon propos n’est pas d’atteindre un but plus tard, mais de constater qu’il n’y a rien d’autre que ce qui est déjà là, ce qui enlève toute attente futuriste d’une délivrance personnelle. Il n’y a pas d’autre but que de constater que ce qui est là est l’exacte expression de la Totalité. 

Q : Mais le futur existe, du point de vue de la physique.

D : Le futur, c’est une pensée du présent, même du point de vue de la physique. Je te défie de vivre dans le passé ou de vivre dans le futur. Tu ne peux pas avoir de problème en-dehors du problème présent. Quand les gens disent qu’ils ont un problème dans leur passé, ils parlent d’un passé mémorisé qui les influence toujours au présent. 

Q : Là, tu parles au niveau de l’être, de l’absolu. Mais dans le relatif, il y a du temps ?

D : Bien sûr, ne serait-ce que pour pouvoir prendre le train ! 

Q : Mais ça sert à quoi alors de savoir qu’il n’y a pas de temps ?

D : Je ne vous dis pas que cela sert à quelque chose ou à quelqu’un, je vous dis simplement que vous êtes toujours en relation, maintenant, et que votre seul problème, c’est de vouloir autre chose à la place de ce qui a été, de ce qui est, ou encore plus tordu, de vouloir une certitude sur le plus tard. 

Q : Si j’étais convaincu que tout se passe en même temps, je ne voudrais pas autre chose à la place de ce qui est ?

D : Bien sûr, tu vivrais dans ce qui est. Ton seul problème, c’est le si que tu mets devant ta phrase ! Ce qui est là ne peut pas être autrement que ce que tu vois, conçois, etc. Ce n’est pas possible.

Q : Je le comprends, mais il y a quelque chose en moi qui ne change pas.

D : Ce n’est pas que ça ne change pas, c’est que la demande d’impossibilité se répète d’une façon mécanique et parfois inconsciente. Au nom de quoi devrais-tu réaliser ton idéal personnel ? Tel que tu es, tu fais partie du programme. Un orchestre n’est pas fait que de premiers violons !  

Q : Il y a des écrits, des enseignements qui parlent d’une complétude…

D : Tu voudrais une complétude personnelle qui dure, mais dans le monde manifesté, qu’est-ce qui est permanent ? Y a-t-il une chose qui ne change pas dans le monde tel qu’on le vit ? Personne ne peut saisir l’expérience du permanent. Personne. Il peut y avoir une compréhension intuitive du permanent mais pas de saisie du permanent. 
La complétude dont parlent les enseignements n’a rien à voir avec le quantitatif, ce n’est pas l’inverse du manque, puisqu’on ne peut rien lui enlever, rien lui rajouter. Cette complétude, c’est l’absence du questionneur, l’absence de celui qui veut la complétude, ce qui va générer de ce fait un sentiment stable tout à fait compatible avec le monde de l’impermanence, du mouvement, du manque. 
On ne peut expérimenter que l’impermanence ou le relatif, qui est une vision partielle de l’absolu mais de même nature. En tant qu’individu, il n’y a pas d’autre but possible que celui de vivre le relatif à 100%, tel qu’il apparaît. 

Q : Donc vivre le relatif à 100%, ça veut dire que rien n’est jamais construit, il n’y a pas de fixation.

D : Absolument, tout est changement, c’est l’impermanence.

Q : Est-ce que ça exige une attention totale ?

D : Non, une détente ! Tant que ça reste une compréhension intellectuelle, ça ne te sauvera pas. Il faut que tu vives et revives l’exercice de l’évidence pour être convaincu. Il faut que ça devienne une certitude. Seule la certitude libère du doute.

==> Voir aussi cette page de mon ami Eric : Phytospiritualité

dimanche 27 août 2017

• Rencontres avec Didier Weiss

Dans le Centre Zero Gravity (La Ciotat)



Interview à Auroville, suite à la sortie de son livre "Explorations non duelles".



samedi 26 août 2017

Après le "Rap des Éveillés" (voir mon post de janvier dernier), voici, en avant-première, la "chorégraphie du coeur" des Rishis !


jeudi 24 août 2017

• Il n’y a rien à gagner qui ne soit déjà là - Kalou Rinpoché


Il n’y a rien à gagner, rien à trouver qui ne soit déjà là. La vérité est si simple, l’Etat-de-Bouddha est si simple, bodhicitta est si simple. La vérité est là, ici même, dans cette pièce. La vérité est en vous. Le silence, shunyata (la vacuité) est en vous. Vous êtes le silence, vous êtes la vérité, vous êtes Bouddha. C’est là, c’est là, en ce moment si simple et si proche. Et pourtant nous, nous le rendons si loin quand c’est si proche, si compliqué quand c’est si simple. Savez-vous ce que c’est qu’être tout prêt, qu’être à côté de la route et de votre automobile, mais avoir perdu votre chemin ? Vous êtes Bouddha. Alors pourquoi ne le sentez-vous pas, ne le savez-vous pas ? Parce que le voile est là, l’attachement aux apparences, la croyance que vous n’êtes pas Bouddha, que vous êtes une individualité, un ego. 

mercredi 23 août 2017

• Reste en leur immensité vaste et lucide - Milarépa


Milarépa, donnant un enseignement à une de ses disciples, lui dit dans un chant : 

Médite la nature non née de l’esprit :
Comme l’espace sans centre ni périphérie ;
Comme soleil et lune, lumineux et clair ;
Comme la montagne, immuable et imperturbable,
Comme l’océan, profond et insondable.


Cette femme pratiqua pendant un certain temps, après quoi elle revint voir Milarépa et lui chanta : 

Je suis heureuse de méditer comme l’espace,
mais déconcertée par les nuages et la brume qui y apparaissent ;
Je suis heureuse de méditer comme soleil et lune,
mais déconcertée par les étoiles et planètes qui s’élèvent avec eux ;
Je suis heureuse de méditer comme l’océan,
mais déconcertée par les vagues et les remous qui s’y forment,
Je suis heureuse de méditer comme la montagne,
mais déconcertée par les plantes et les fleurs qui poussent,
Je suis heureuse de méditer la nature non née de l’esprit,
mais déconcertée par les pensés et l’imagination qui en émergent ;
Maître, veuillez m’instruire sur celles-ci.


Milarépa vit qu’elle avait eu une bonne expérience de méditation et lui répondit par un autre chant :

Dans la méditation comme l’espace,
nuages et brumes sont ses agréments ;
reste en leur étendue sans centre ni périphérie.
Dans la méditation comme le soleil et la lune,
étoiles et planètes sont ses ornements ;
reste en leur espace lumineux et clair.
Dans la méditation comme une montagne
plantes et fleurs sont ses parures ;
reste en leur sphère immuable et imperturbable.
Dans la méditation comme l’océan,
vagues et remous sont ses mouvements ;
reste en leur sphère profonde et insondable.
Dans la méditation de la nature non née de l’esprit,
pensées et imagination sont ses manifestations ;
reste en leur immensité vaste et lucide.

lundi 21 août 2017

• Tourner votre attention légèrement vers l'intérieur - Tsoknyi Rinpoche

Concernant la reconnaissance de Rigpa, selon le Dzogchen, la façon de faire consiste juste à tourner votre attention légèrement vers l'intérieur, non pas de regarder profondément à l'intérieur, mais juste de tourner votre attention de l'extérieur à vers l'intérieur, d'une façon très légère.

(Tsoknyi Rinpoché est un des fils de Tulku Urgyen Rinpoché. Voir aussi cette page).

vendredi 18 août 2017

• Le Père Noël ne peut pas réaliser qu'il n'existe pas ! - Suyin Lamour et Pierre Leré Guillemet

En attendant les vidéos des satsangs à Carcassonne avec Pierre Leré Guillemet, voici déjà un petit extrait sur un sujet que j'ai à coeur de partager : l'illusion du personnage-moi. Car divers discours spirituels parlent du moi comme d'une entité qui refuse de lâcher prise, qui s'accroche, qui veut nous maintenir dans l'illusion, et dont il faudrait se débarrasser pour s'éveiller... Ce qui a pour effet de consolider l'impression qu'il est réel et de générer une lutte permanente. Le moi n'est pas une entité, c'est un concept. On ne peut donc pas l'éliminer, on peut seulement réaliser qu'il n'a pas de réalité substantielle, et qu'il n'a donc aucun pouvoir, ni celui de maintenir l'illusion, ni celui de lâcher prise.


jeudi 17 août 2017

mercredi 16 août 2017

• Dans la pureté primordiale de l'esprit - Machik Labdron


Vous pouvez réciter des mantra, accomplir des rituels,

Connaître la totalité des enseignements,

Toutes les écoles philosophiques et leurs théories,

Mais cela ne vous fera pas réaliser Mahâmudrâ, la nature de l'esprit.

Attachés à vos points de vue,

Vous ne faites qu'obscurcir la claire lumière de votre esprit.

Respecter des vœux qui ne sont rien d'autre que des concepts,

Blesse d'une manière ultime votre pratique spirituelle.

Restez libres de toute élaboration mentale,

Libre de considération pour vous-mêmes,

Comme les vagues de l'Océan, naissant et mourant spontanément,

Sans concepts, sans attachement à aucun point de vue,

Dans la pureté primordiale de l'esprit,

Comme une seule lueur qui dissipe l'obscurité,

Et d'un coup vous réaliserez les enseignements des sûtra, des tantra

Et de toutes les écritures.

Tous les phénomènes sont comme des oiseaux qui traversent l'espace.

À cet instant, cela a du sens de rechercher l'essence de l'esprit.

Lorsque vous regardez l'esprit, il n'y a rien à voir.

Dans ce "rien à voir" vous verrez le sens profond.

La vue suprême est au-delà de toute dualité sujet-objet.

La méditation suprême est sans méditation.

L'activité suprême est sans action.

Le fruit suprême est dépourvu d'espoir et de peur.

La vision suprême est sans point de référence.

La méditation suprême est au-delà de l'esprit conceptuel.

La pratique suprême est celle qui ne fait rien.

Le fruit suprême échappe à tous les extrêmes.

Si vous réalisez cela, l'illumination est atteinte.

Si vous pénétrez la voie de Mahâmudrâ, vous atteindrez la nature essentielle.

Tout concept sera tranché, tout enseignement réalisé,

La perfection atteinte, les signes de réalisation accomplis

Et vous traverserez l'océan de l'illusion.

lundi 7 août 2017

• Se tourner naturellement vers celui qui est conscient - Mipham Rinpoché


Ainsi, (...) en permettant à votre attention de se tourner naturellement et doucement vers celui qui est conscient – celui qui ne pense pas – vous découvrez la pure présence éveillée de rigpa, libre de tout mouvement de pensée, au-delà de toute notion d’extérieur ou d’intérieur, sans entraves et ouvert, comme un ciel clair.


dimanche 6 août 2017

vendredi 4 août 2017

• Un abyssal repos - Richard Boyer


Quelque temps après le début de cette descente de la Force – qui ne s’est jamais interrompue depuis plus de trente ans - je vécus une première « percée » qui dura trois semaines. Durant ces journées, de jour comme de nuit, je perdis ma conscience habituelle de chercheur qu’animait ce flot descendant d’énergie.
Les limites de mon corps s’étaient évanouies et je me retrouvais identifié à une immensité vide pleinement éveillée. Ce corps n’était plus qu’un point infime dans la vaste expansion de l’âme. Cet espace totalement ouvert, clair et conscient, était la tranquillité même : une sorte de spectateur invisible, immobile, hors du temps et de l’espace, libre, à jamais libre de toutes les occurrences de la réalité. Sans aucune contrainte, aucune limite, aucune caractéristique. Un abyssal repos qui contemplait une réalité improbable et toujours en mouvement.
Cette réalité était la même qu’avant. Rien n’avait changé. Simplement « je » n’appartenais plus à ce monde de la forme. J’étais plein d’une insondable félicité, j’étais une perpétuelle, spatiale et immédiate présence, infiniment consciente d’elle-même. »


jeudi 3 août 2017

mardi 18 juillet 2017

• Installer la conscience dans la Conscience elle-même - Richard Boyer


Au lieu de vivre, nous pensons à la vie. Notre attention se trouve presque continuellement hypnotisée par les points de vue que nous entretenons sur la réalité. Nous identifions ce que nous sommes essentiellement aux pensées et images que nous entretenons sur nous.
Lorsque nous arrêtons notre course effrénée vers l’avant, nous revenons à l’essence et à l’immédiateté de notre expérience humaine.
Selon le shivaïsme tantrique non-duel, chaque perception sensorielle peut devenir l’occasion d’une reconnaissance spontanée de notre vraie nature et d’une vague de joie pure, si nous l’abordons consciemment : tel est le yoga des sens.
L’univers onirique et le sommeil profond se révèlent être également, pour le yogi, des domaines d’exploration consciente extraordinaire, où les rêves lucides, les grands songes transformateurs et les absorptions en notre lumière inhérente (samadhi), fleurissent.
Dans ce livre l’auteur partage, avec un bel enthousiasme communicatif, sa propre expérience ainsi que des pratiques spécifiques concrètes, de véritables « Yoga », destinées à réaliser notre nature profonde, à percevoir intuitivement et directement la réalité et à laisser s’épanouir la conscience à travers les trois états naturels de notre expérience humaine : la veille, le rêve et le sommeil profond.
L’Être – ce que nous sommes vraiment par delà toutes les apparences – est la Conscience (la Lumière consciente selon le Shivaïsme) qui émane, éclaire et perçoit toutes les formes dans un radieux maintenant, un éternel libre présent.

« On trouvera dans ce livre une science profonde, puisée sur le sol de l’Inde, et qui est plus que jamais nécessaire aujourd’hui pour nourrir les expériences spirituelles de nos contemporains.  » José Le Roy (extrait de la préface)

© Extrait publié avec l'aimable accord des Éditions Accarias-L'Originel :

Le reflux de Māyā
Asanga (4ème siècle), l’un des fondateurs de l’école Yogacara dans le bouddhisme, affirme la réalité exclusive de la conscience ; d’une manière limpide, il nous suggère :
« La conscience qui se déploie dans la naissance est nouée et entravée par la vue du soi (la personnalité), de là sa tension agitée et impuissante. On y remédie en stabilisant la conscience dans l’intériorité, ce qui revient à installer la conscience dans la Conscience elle-même ».

Bien, mais comment procéder ?
Si notre conscience perd sa lumière immédiate et sa transparence illimitée en se différenciant, se limitant, se contractant dans la conscience mentale et les perceptions de la personnalité, il suffit donc d’inverser le courant en remontant à la source de toutes les perceptions et de toutes les pensées : la conscience elle-même.
Plonger dans l’intériorité véritable qui éclaire la totalité du processus. Nous y parvenons en retournant notre attention, notre conscience perceptive, vers sa propre source. Cette source n’est pas le moi mental identifié à ses pensées, ses émotions, son corps ; elle est la conscience elle-même.
La lumière consciente qui éclaire à chaque instant la totalité de l’expérience immédiate et sensible, car ne sommes-nous pas conscients de nos perceptions et des émotions qu’elles suscitent ?
La lumière consciente qui éclaire également chacune de nos pensées – car ne sommes-nous pas conscients du processus de la pensée lorsque nous sommes attentifs - ?
Ce reflux de l’activité perceptive vers la Source Conscience donne ainsi le jour à différentes voies, que nous appelons « Yoga des Sens », Yoga que nous décrirons plus précisément dans les chapitres qui suivent.

Plongés dans la confusion, nous identifions « cela », qui perçoit, à notre moi contracté, la personnalité. Nous le faisons automatiquement, et sans nous en rendre compte nous amputons le déploiement sensoriel de sa véritable source : la Conscience.
Par manque d’attention et suite à une investigation superficielle de notre expérience immédiate, nous déconnectons l’acte perceptif de son origine et lui attribuons un centre réflecteur limité (la personnalité), réduit aux instruments sensoriels, aux différents organes de perception et d’action et à la conscience mentale qui s’en attribue alors, abusivement, la paternité.

Le grand tour de magie s’accomplit : le règne de la séparation et de la dualité se surimpose à l’ordre divin originel.
Māyā, l’ensorceleuse cosmique, se réjouit. Pour plaire à son divin époux – Śiva – et pour affirmer Sa liberté fondamentale, elle accomplit l’impossible : le sujet un et souverain s’identifie à la personnalité limitée qui se croit alors le centre terminal de la perception.

La lumière consciente, « toujours déjà là » pour reprendre la belle expression du philosophe Martin Heidegger, s’avère être le fond réellement conscient qui sous-tend l’intégralité des modalités de notre expérience humaine et de l’apparence universelle.
Ainsi, lorsque par un acte d’attention détendu nous laissons s’inverser le dynamisme de nos perceptions vers leur source véritable, celles-ci se réfléchissent naturellement dans le miroir pur et parfait de la conscience.
Les perceptions elles-mêmes se déploient alors librement et clairement, elles ne sont plus contaminées par le réflecteur mental limité et frappé du sceau de la dualité, de la séparation.
Ce qui est perçu ne quitte pas sa propre origine – la lumière consciente – et s’y épanouit librement, merveilleusement, spontanément, dans un présent théophanique hors du temps et de l’espace habituels. Les différentes perceptions sensorielles qui d’ordinaire fonctionnent sur le mode mental de façon duelle, fragmentée et génératrice de séparation « sujet / objet », se réintègrent et s’unifient en une perception désobstruée, directe, intuitive, englobant les différents sens.
Un sens originel, une « holoperception », un toucher divin incluant dans une seule prise de conscience la conscience elle-même et l’apparence, comme un Tout parfait et un.
Ce sens originel est le but secret recherché par les artistes, les poètes et les philosophes. Il s’avère également l’espace improbable et grandiose, impensable et improuvable où s’épanouissent librement le ravissement extatique, l’adoration brûlante et la paix insondable des mystiques de tous les temps.

Le maître zen Rinzaï en témoigne dans un de ses textes :

« L’esprit est sans forme et compénètre tout dans les dix directions.
Dans l’œil, on l’appelle la vue,
Dans l’oreille, l’ouïe,
Dans le nez, l’olfaction,
Dans la bouche, la conversation,
Dans les mains, la préhension,
Dans les pieds, la marche et la course.
Ce n’est foncièrement qu’un seul pur rayonnement qui, divisé,
se répartit en six sphères des sens harmonieusement unies.
Puisque l’esprit est non existant,
vous êtes libres où que vous alliez ».

Le sens originel est donc, en quelque sorte, la perception que la Totalité a d’elle-même, spontanément, dans le moment présent ; il réduit les formes et apparences innombrables en une Apparence unique et unifiée.

Il constitue l’essence la plus pure de la perception spirituelle.
Ainsi l’Apparence se déploie-t-elle en la Source. Splendeur, elle y flamboie, totalement dénudée, totalement unifiée en un jeu d’ondes pures, de pulsations dynamiques, de vibrations incluant l’essence de tous les phénomènes.
Cette Apparence est à jamais libre du temps et de l’espace. Elle s’apparaît à elle-même dans un éternel, ultime et théophanique présent, à travers une prise de conscience fulgurante, souveraine et extatique.

dimanche 25 juin 2017

• Rencontre en Présence, avec Suyin Lamour et Pierre Leré Guillemet !


Les 30 & 31 juillet 2017

Rencontre proposée par Suyin Lamour et Pierre Leré Guillemet, en Présence de Soi à Soi, chez Françoise et Dominique Michel, la Falguerolles, 11400 Les Brunels

Qui est Suyin ?

"Après 13 années de quête d'éveil suite à une illumination spontanée survenue en 2001, qui m'avait révélé la véritable nature de mon être et que je n'avais eu de cesse de chercher à retrouver depuis, j'ai réalisé en 2014 qu'il n'y a pas d'entité personnelle au centre de la psyché, pas de « moi » qui serait aux commandes de l'organisme... donc pas de « moi » qui pourrait s'éveiller (voir mon parcours).

Et cette réalisation est, en soi, un éveil à la nature impersonnelle de la Conscience, et révèle l'illusion de l'identification à un individu séparé et à un chercheur spirituel. 

Dès lors, toute la perspective de l'existence est changée, et l'attitude face à la réalité ne peut plus être la même qu'avant.

Libre de l'idée d'un « moi » qui pourrait s'éveiller et donc libre de toute attente et de toute projection de quelque chose à atteindre dans le futur, la conscience peut se tourner vers elle-même et se reconnaître dans son essence, qui est pur accueil de ce qui est dans l'instant présent. 

C'est à ces réalisations et à ce changement de perspective que j'invite désormais à travers mes écrits, mes accompagnements et mes rencontres." 

Pour suivre ses activités : http://suyin-lamour.fr/


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Qui est Pierre ?

A l'âge de 19 ans, Pierre vit une expérience spirituelle décisive qui le pousse à rechercher sans relâche l'Éveil.

L'introspection va durer 17 ans. De nombreuses rencontres, avec des sages d'orient et d'occident, et des voyages, qui vont l'amener jusqu'aux Himalayas à la rencontre de plusieurs yogis, avec lesquels il séjourne plusieurs années. 
C'est finalement à son retour en France, dans la simplicité de la vie quotidienne, que se révèle la Libération tant désirée, mettant fin à toute quête.

Depuis, Pierre partage cette Réalisation par des moments de partage sous forme de questions / réponses et des méditations guidées ou en silence. 

Pour suivre ses activités :

Extrait vidéo :

PROGRAMME DE LA RENCONTRE :

- Rencontres / Satsangs de 10h à 12h et de 16h à 18h (dimanche et lundi).
- Méditations (selon l'élan du moment).
- Musiques et chants en soirée (vous pouvez amener vos instruments).
- Yoga en plein air (facultatif) le lundi matin de 8h30 à 9h45 (n'oublier pas de prendre votre tapis et des vêtements confortables).
- Balades dans la nature.

TARIF : 30 € la journée, et 50 € le week-end. 
Merci d'apportez votre nourriture, pour vous-même ou à partager :-)

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS auprès de Ghislaine :
06 07 67 59 76

dimanche 21 mai 2017

lundi 8 mai 2017

• L'art de la Présence - Ginette Forget

"Nous sommes déjà, avant le personnage que l'on croit être".



Visitez le blog de Ginette Forget, artiste de la Présence.
Sa page YouTube.

Ginette est l'auteure du livre : Holos, la Présence en Soi (veuillez cliquer sur l'image pour en savoir plus) :

 « Dans ce livre, vous allez découvrir son parcours personnel qu’elle dévoile avec beaucoup d’humilité : nous comprenons peu à peu comment elle est parvenue à son état actuel d’ouverture, de présence, d’amour et de joie. Comment ses passions, ses rencontres l’ont amené de l’art vers le rebirth, vers la méditation, puis vers la naissance et la création d’Holos. » Isabelle Chalut

© Extrait publié avec l'aimable accord de Ginette : 

HOLOS, sans après…
La maturité spirituelle réside dans la décision de tout abandonner. Le renoncement est le pas final. Mais le vrai renoncement est dans la réalisation qu’il n’y a rien à abandonner, car rien ne t’appartient. Cela ressemble au sommeil profond – tu ne renonces pas à ton lit lorsque tu tombes endormi – tu ne fais que l’oublier. — Nisargadatta Maharaj

Depuis 2011, j’ai vu plusieurs personnes se transformer sous mes yeux, sans qu’elles-mêmes en aient conscience. Retrouver notre véritable nature est si subtil et naturel que nous avons l’impression d’avoir toujours été cela; c’est la grande beauté de cette approche.
En révisant ce livre, dont l’écriture s’est faite sur deux ans, je constate que je me suis transformée à mon insu. L’histoire de vie que j’y raconte ne semble même plus être tout à fait la mienne, tellement je m’en suis détachée.
Alors je ne peux que reconnaître que nous sommes constamment en mouvement; je suis en mouvement et vous aussi. Heureusement, c’est ce qui nous permet de rester dans la beauté du moment. Ce n’est pas toujours aisé d’y être. Mais oui, tout passe… Alors détendons-nous.
Le silence intérieur est devenu mon allié, de là émerge une Joie profonde. Cette joie toute simple, de vivre. Je sais que j’ai toujours été cela, que cet état m’a toujours habitée et qu’il m’habitera toujours, car c’est la nature même de l’être.
En cela, je suis. Enveloppée d’une douceur infinie, dans la conscience que la vie se vit. Oui, la Vie prend soin d’elle-même. HOLOS, sans après…. Parce que tout est là, dans l’instant, nulle part ailleurs. Marcher en conscience, Être connectée, Laisser la vie être la vie. Voilà mon moment présent. Quel est le vôtre ?

Pour commander son livre : Les Éditions du Grand Ruisseau  
Par mail : Marie-Agnès Jambard : evnh16@gmail.com

jeudi 4 mai 2017

• Ce qui percoit est notre vraie nature - Suyin Lamour



Suyin Lamour est l'auteure de deux ouvrages fondamentaux sur l'éveil : La joie d'être et La grande paix du coeur, parus aux Éditions Accarias-L'Originel.

Site de Suyin Lamour : Revenir à la source de l'Être
Suivez-là aussi sur sa chaîne YouTube 

mercredi 3 mai 2017

• La conscience est toujours là - Dayana



Bonjour Dayana.
Un soir en me levant de mon divan, la personne a disparu, il ne restait que la conscience qui prenait toute la place, mon corps apparut comme n'ayant jamais été moi, et les pensées arrivaient à l'extérieur de la conscience, je n'étais que regard, cela a duré un moment, puis tout est revenu comme avant, l'identification à la personne, ou a la pensée que je suis une personne est revenu. Bien que je ne croie plus être une personne ni que je suis ce corps, l'identification persiste. Pourquoi l'éveil ne se produit-il pas, alors que j'ai expérimenté et vu que le corps et la personne n'ont jamais existé, c'était un mirage ?

Bonjour Yves,

L'éveil est votre nature même. Il n'a pas à se produire il est et ce sans cesse. L'éveil est synonyme de conscience, il est la nature même de la conscience. Vous êtes conscience en toutes circonstances que vous le reconnaissiez (comme lors de ce moment que vous décrivez) ou pas (comme dans le cadre de l'identification). Tout ce que vous vivez se fait grâce à ce regard dont vous parlez. Regard et conscience c’est pareil. Dans le 1er cas, le regard présent se réalise du fait d'une sorte de retournement sur lui-même (facilité par le détachement du corps et des histoires qui se racontent), dans le cas de l'identification, il est toujours là car c'est aussi à partir de lui que se vit l'identification. Sans ce regard d'amont il ne serait pas possible de savoir qu'il y a identification.
La conscience est toujours là, c’est en son sein que tout se produit.
Ce qui sous tend votre question est le désir de reconnaître votre vraie nature et ce de façon permanente. Ceci est en amont de toute expérience aussi grandiose soit elle ainsi que je vous l'explique ci-dessus. L'identification n'occulte pas la conscience que vous êtes, c'est juste une expérience qui se produit au sein de la conscience.
Plutôt que de chercher la désidentification, reconnaître que la conscience-présence est toujours là et que vous êtes cela constitue la véritable libération.
Une pratique peut se mettre en place. Pour ce faire votre principal "outil" est de voir, d'écouter ce qui se vit et se passe en vous. Il s'agit d'une posture (méditation) qui n’interfère en aucune façon avec ce qui se vit mais qui le contemple sans prendre parti ou rejet pour quoique ce soit. A partir de là, petit à petit les mécanismes et fonctionnements de la personne sont mis à jours et identifiés comme étant du seul registre mental c'est à dire de la pensée. Observant cela encore plus en profondeur il est vu que ces mécanismes ne se retrouvent pas concrètement dans le vivant qui se produit toujours à l'instant. Petit à petit le discernement s'installe ouvrant les yeux sur la réalité de l'instant présent et sur le côté imaginaire de la pensée. C'est cela qui permet de "réaligner" le regard sur la véritable nature de notre être.

Ainsi en réponse à votre question : tant que des croyances semblent avoir plus d'intérêt pour soi que la simplicité de l'instant, l'expérience de ré-identification se recrée.


Vu sur le site de Dayana : Êtreté