vendredi 28 février 2014

• Le miracle est suspendu dans l'invisible et se reproduit sans discontinuer - Gaëlle




Gaëlle est née au printemps 1985. Tout de suite après sa naissance elle est hospitalisée durant 6 mois, sans espoir médical, pour finalement survivre à un angiome avec graves complications. De retour auprès de sa mère et de ses 3 frère et soeurs, son enfance est rythmée par de longues et nombreuses hospitalisations dont elle se réjouira beaucoup, en ce que cela lui faisait manquer l'école.

Pas étonnant qu'à l'âge de 13 ans, âge de sa première expérience du "silence intérieur", elle quitte le système scolaire pour s'engager pleinement dans une liberté qui ne se laissait plus attendre.

Après quelques aller-retours entre la maison familiale et les voyages en auto-stop, il faut soudainement ou mourir, ou vivre. La tiédeur de l'entre-deux ne convient plus et il faut maintenant choisir son camp sans concession.

En une semaine, toute la situation de vie se réorganise, se stabilise, s'assaini, et le passage à l'âge de la majorité est une première délivrance. "Ma vie m'appartient en plein".

7 ans de psychothérapie plus tard, Gaëlle est mariée et devient conformément à son désir, une mère, totale, entière, épuisée et aimante de ses deux garçons.

Dans ce flot de tranquillité apparente, les questions hurlent à l'intérieur et paralysent l'extérieur. Puis un jour, l'intuition fulgurante que quelque-chose est à comprendre, la traverse. C'est la quête. "Qui suis-je" et puis plus tard, "Que suis-je", vinrent donner le ton à une recherche obsédante, nécessaire et parfois tellement décevante. Des éclairs de lucidité traversaient parfois le ciel mais le ciel lui-même restait embusqué derrière ses nuages de croyances... Une première prise de conscience, au sens d'être littéralement prise par la conscience, fût celle où la vision d'un monde, entièrement perçu et projeté par un "moi" illusoire, mit au jour par discrimination ce qu'elle ne pouvait pas être. Enfin, et c'est en cette lumière-là que le regard repose en lui-même, il est révélé qu'il n'y a que Cela : conscience - être - plein - silence et que Cela est la source de nos individualités... Elles-mêmes étant un langage tissé de rêves, mouvement intelligent de la vie au sein d'elle-même, expressions particulières d'un unique élan de Réalité. Tout repose en l'instant, le monde s'y suspend et nos âmes aussi. Le miracle est suspendu dans l'invisible et se reproduit sans discontinuer. L'éternité tient en un regard, et ce regard traverse tous les yeux, tous les coeurs, toutes les secondes qui s'écoulent en lui. L'inommable est "sourçant" de partout, il fuit et déborde et rien n'y réchappe. Il n'y a rien qui ne soit à faire, et tout se fait pourtant, au travers des instruments merveilleux que nous sommes, aux notes aussi justes et belles que l'on puisse imaginer, par notre repos et par notre labeur, en une symphonie sans début ni fin. Voici le vécu s'actualisant ici et maintenant.

Aujourd'hui, Gaëlle pose un regard plus mature sur l'existence qui la ramène sans distance à ce regard présent: sens ultime et sans devenir, de toutes choses. Ne se prenant plus pour ce qu'elle n'est pas, elle s'imprègne d'un vécu se réalisant bon gré mal gré, dans l'immédiat qui l'environne, qu'elle exprime, et qu'elle est, tout simplement.

Vu sur le blog de Gaëlle : La voie non-duelle

mercredi 26 février 2014

• C'est alors que tout a basculé - Christophe


Christophe a, suite à son premier stage d'énergétique Reikibasculé dans cette dimension non-duelle que nous évoquons sur ce blog. N'est-ce pas Usui lui-même, le fondateur de cet art, qui souhaitait qu'à travers son enseignement tous les êtres parviennent un jour au "satori", à ce qu'il appelait "la grande paix du coeur" ? Nous prenons ici conscience que cela semble possible pour chacun d'entre nous et que la pratique du Reiki est aussi vivante que ce qu'elle était du temps du fondateur.

Comme me le disait Christophe : « Je n'ai pas envie de donner le sentiment de pavoiser sur ce qui m'est arrivé (en fait, aujourd'hui, je m'en moque un peu). Mais j'ai surtout écrit, comme tu l'as souhaité, pour rendre vraiment honneur au Reiki et à ce qu'il a déclenché chez moi (et certainement chez beaucoup d'autres). Et encore plus pour rassurer certaines personnes, comme moi, qui peuvent se retrouver face à de telles expériences sans y être préparées. C'est là le but principal. On peut être relié au tout, et avoir aussi l'impression d'une forte solitude. Encore un paradoxe de plus. »
Il me dit encore : « Tu peux tout prendre. Ce texte t'est offert. Ce n'est pas moi qui te l'offre, d'ailleurs... C'est autre chose en moi qui l'a écrit. Fais-en bon usage. »

Voici donc ce que Christophe a vécu :

« Tout a basculé à la suite d'un premier stage de Reiki.
J'étais là, absorbé dans une méditation. À remercier et remercier encore pour tout ce que j'avais vécu durant ces dernières 48 heures : le Reiki, que j'avais découvert, "par hasard, trois mois plus tôt seulement en surfant sur Internet, et qui m'avait immédiatement appelé au point de faire faire plus de mille kilomètres pour participer à cette formation. La méditation, que je n'avais jamais vraiment pratiquée auparavant, et dans laquelle je me suis immédiatement coulé comme s'il s'agissait d'un retour aux sources. Et la possibilité de soigner, réelle et tangible, d'une manière naturelle, facile et sans aucune limite apparente.
Je méditais donc une dernière fois, avec tous les remerciements possibles pour le formateur et pour Usui Sensei. Et je faisais le souhait sincère que la pratique du Reiki guide désormais le reste de ma vie et me permette d'aider un maximum de personnes dans leurs souffrances.
C'est alors que tout a basculé. "Je" me suis retrouvé dans cet espace sans limite à la fois sombre et lumineux. Il n'y avait plus de corps. Et mon esprit était lié à tout. Ou plutôt je revenais dans le tout. Tout était là. La totalité et le vide. La vie et la mort. Je me rappelle m'être dit à l'époque : "C'est donc cela la mort. Alors c'est vraiment beau et il n'y a rien à craindre." Tout était là. Il n'y avait rien à vouloir, à désirer. D'ailleurs personne qui voulait ou désirait. Tout n'y était qu'amour. Le vrai amour. Celui que l'esprit ou l'intellect ne pourra jamais saisir. Il n'y a rien de plus à savoir ou à connaître. Lorsque vous l'avez vu, vous avez tout vu. Même si "je" n'en avais pas totalement conscience à ce moment-là. Ce n'était pas un rêve. Lorsque vous flottez dans cet état-là, vous savez que c'est la réalité. Peut-être même la seule. En tout cas, la vraie. Au bout de quelques instants, il m'a alors été donné la possibilité de voir mon corps au sein de cet espace noir. Un corps d'adulte, mais en position fœtale, prêt à (re)naître. C'est alors que la sensation était surprenante : il m'a été proposé de repartir dans ce corps. Mais j'avais aussi le sentiment que c'était moi-même qui me le proposais. Avec le recul, je vois maintenant que c'était une seule et même conscience qui se saisissait et faisait le choix de repartir dans ce corps. J'ai eu aussi le sentiment que ce corps était donné pour faire "quelque chose", mais sans vraiment savoir quoi. Comme si des comptes me seraient demandés plus tard. Mais que ce n'était pas grave non plus si je ne faisais rien. Et que de toute façon, il n'y avait rien à comprendre ou à chercher, si ce n'est le devoir d'aimer les autres et de les servir.
Je me suis réveillé dans un autre corps. Physiquement, rien n'avait changé. Mais en réalité, tout avait changé. Il y avait là maintenant la plus grande intensité d'amour et de lumière qui puisse exister. Une sensation que l'intellect n'est pas à même de saisir. Une lumière que les yeux ne peuvent pas voir. Et la paix la plus absolue.
C'est alors que des vagues d'amour ont commencé à me submerger. Partant du bas du dos pour monter au sommet du crâne. Avec force, mais aussi beaucoup de douceur. Il n'y avait rien à faire. Rien à déclencher. Rien à forcer. Tout était fort. Mais je n'ai jamais eu peur. Je savais, avec certitude désormais, que la mort n'existe pas. Qu'il n'y avait que la vie. Pas celle que nous imaginons. Mais le vrai flot de la vie, dans toute sa lumière, qui parcourt chaque cellule de nos corps, chaque élément de la terre et de l'univers entier. Et qui se trouve dans cette conscience vide et sans limite que j'avais aperçue et dont nous ne sommes que des parcelles.
J'ai donc laissé faire. Sans me poser de questions. Je me suis ouvert car je savais que ce qui se passait était bien. En fait, j'étais persuadé que tout nouveau pratiquant de Reiki passait par cet état-là. Que c'était une suite logique de notre initiation.
Je n'avais jamais imaginé ou même cherché de tels moments. Jamais entendu parler d'énergie ou de flux d'énergie auparavant. Encore moins de méditation, de chakras, de tantras, de bouddhisme, ou que sais-je encore. De spiritualité, je ne connaissais rien. De religion, plus grand-chose, hormis la messe de Noël et celle de Pâques.
Mais j'avais là deux certitudes : avoir trouvé quelque chose qui pourrait s'apparenter à du "divin", c'est-à-dire qui nous transcende et qui existe réellement, qui ne relève pas du domaine de la foi. Et avoir immédiatement eu le sentiment d'avoir découvert "mon âme". C'est le premier mot qui m'est venu. Aujourd'hui, je parlerais plus volontiers de "nature" et de "conscience universelle".
L'expérience s'est alors arrêtée là. J'ai immédiatement su que j'étais mort. Et né d'une autre manière. Que le temps s'était définitivement arrêté pour moi.
Je suis rentré chez moi. J'ai retrouvé avec bonheur ma famille. Mais je n'ai rien dit de ce que j'avais vécu. Comment décrire l’indicible ? Et pourquoi vouloir passer pour un fou ?
Mais ma vie avait basculé. Dans tous les détails du quotidien. Toute pratique "dualiste", y compris celle de sport d'équipe, me devenait impossible à vivre du jour au lendemain. Toute pratique sportive brusquant mon corps m'était devenue interdite par ce que j'avais vécu. Le silence était une priorité. Plus de radio dans les longs déplacements en voiture. Pas de musique. Plus d'information ou de télé. Plus d'alcool. Mais une attention particulière à chaque moment de la vie, et surtout à tous les autres. Je me demandais par moment si je ne devenais pas fou.
C'est pour cela que je témoigne aujourd'hui. Pas pour mettre en valeur cette expérience. Elle n'a aucun intérêt en elle-même. Mais pour éclairer, peut-être, ceux qui vivraient la même en ce moment. Ayez confiance. Ne doutez pas. Laissez-vous porter par la vie et la beauté. Ne faites rien.
Les signes n'ont pas tardé à se multiplier. Hyper-sensibilité à la lumière. Quelques jours plus tard, je voyais les reflets de lumière sur les feuilles d'un arbres au bord de la route. J'ai tout de suite senti que j'étais aussi cet arbre car nous étions composés de la même matière, ou plutôt de la même énergie. J'ai cru qu'il m'appelait. En réalité, notre conscience commune se répondait à elle-même.
Autre signe survenu deux à trois semaines plus tard. Alors que je me posais des questions sur ce que j'étais vraiment et que je devais faire preuve de mésestime de soi, j'ai croisé le regard d'une autre personne et j'ai été frappé par un long éclair blanc. À ce moment, tous les doutes ont disparu. Toutes les blessures de l'enfance ont été fermées. Il m'a clairement été signifié : "tu es guéri. Tu es parfait. Tu n'as plus rien à chercher". J'en ai éclaté de rire. Vu que j'étais en train de nager dans la piscine, j'ai même failli boire la tasse… Posez toutes vos questions à l'univers. Il vous répondra toujours. Mais n'attendez pas sa réponse. Et surtout pas dans la boîte à lettres !
Le Reiki a été mon bâton de pèlerin tout au long de ce chemin sans chemin. Usui Sensei a été mon guide. Chaque soin pratiqué, sur moi, sur ma famille ou sur mes proches me permettait de poursuivre encore plus loin. Vous avez l'impression, au départ, de "vous fondre dans la personne". Il est dur, dans les premiers temps, de ne pas souhaiter son bien et d'avoir la bonne attitude neutre. Il est toujours tentant de lui demander son ressenti. Peut-être avec une pointe d'orgueil. Mais surtout pour se rassurer sur sa pratique de jeune pratiquant. Avec le temps, les choses deviennent plus évidentes. Nous ne soignons pas. Nous nous contentons de toucher à la "nature la plus intime" de la personne en face de nous. C'est en réalité la même nature que la nôtre. En ce sens, nous ne faisons qu'un avec elle. C'est ce que le Reiki vient nous rappeler.
Car la pratique de soin, si fascinante au départ, s'est vite effacée devant la pratique spirituelle ouverte par le Reiki. Chaque méditation nous rapproche un peu plus de cette conscience universelle. Nous apprenons à la voir, à la ressentir, autour de nous. De plus en plus finement. De plus en plus longuement.
Les mois qui ont suivi cette première initiation au Reiki ont été des mois de lecture intenses. Première découverte du bouddhisme, ou plutôt des écrits de Bouddha (sur les pas d'un enseignant qui lui-même était bouddhiste), de la non-dualité, du temps présent, de la pleine conscience. Avec tout le temps la même impression : ce n'était pas moi qui lisais ses livres. Je passais en mode "méditation" ou "impersonnel" dès que je les lisais et que les passages devenaient profonds en réflexion. Cette impression est surprenante : le Soi qui est derrière ces yeux lit le Soi qui a écrit les livres. Comme un circuit d'eau en mode fermé ou un miroir. Tout cela tourne en rond. Et tout cela me disait dans la tête : "c'est bien, tu essaies de comprendre ce qui t'es arrivé. Voici les concepts qui le définissent. Mais tu vois bien que cela n'a aucun intérêt pour toi, puisque tu le sais déjà". Le seul intérêt était de calmer mon intellect, ou mon égo. Avec plus ou moins de réussite. Avant d'arriver à sa lente dislocation. Dans ce corps. Il n'y a que la vie. Il y a bien un cerveau qui peut faire les tâches quotidiennes. Mais fondamentalement, il n'y a que la vie. Toute création n'est qu'un acte de cette vie. Toute bonne idée à la maison, au travail, n'est qu'un acte de cette vie. Toute "mauvaise" nouvelle n'est aussi qu'un acte de cette vie. Nous savons déjà tout ce qu'il y a à savoir. Nous n'avons rien à demander. Nous n'avons rien à vouloir puisque nous avons déjà tout. Il ne nous manque rien. Nous ne sommes qu'une petite "vaguelette" émanant du tout. Vaguelette, mais avec la beauté, la majesté et la force du tout. Je sais aujourd'hui qu'il ne peut rien m'arriver de mal. Parce que le tout ne peut se faire de mal à lui-même. Et que fondamentalement, le mal n'existe pas. Tout comme je sais que ce n'est pas moi qui écris ces lignes. Mais que c'est la vie qui les écrit à ma place. Et qu'elle ne peut écrire que ce qui est juste, vrai et Amour.
J'ai réalisé que je n'étais pas redescendu "nu" dans le corps que j'occupe aujourd'hui. Mais j'ai souvent l'image d'avoir ramené un immense sac-à-dos plein de livres et de connaissances. Et que, si je le souhaite, je peux lire pour mieux comprendre, ou plutôt verbaliser ce qui a été vécu. Car certains y sont arrivés. Même si aucun mot ne peut vraiment décrire ce qui est ressenti. Et même si je sais déjà tout.
Le Reiki n'est qu'une prolongation de cette conscience. Fort de cette confiance, nous pouvons alors n'être qu'un canal entre les autres et la vie. Je ne suis encore qu'un tout jeune pratiquant. Mais je suis surpris de voir que la Vie me guide dans ce soin. Elle fait "vibrer" mon cœur et mon corps au passage de personnes en "besoin" d'énergie. Elle guide les mains. Et elle guide aussi les paroles. La sensation est physiologique. Votre tête et vos membres vibrent. C'est très surprenant. Dans certains soins, votre tête disparaît totalement. Le moi n'est plus là. Le cerveau est prié de se taire. Vous pouvez totalement vous lâcher. Car vous savez qu'il n'y a rien à soigner. Seule la conscience universelle se répond à elle-même. Et il n'y a pas de mort à éviter car la mort n'existe pas. Le corps d'une personne peut souffrir. Il peut même être appelé à cesser d'être. Mais ce n'est pas la mort. La Vie va continuer. Vouloir éviter la mort revient donc à vouloir lutter contre le flot de la Vie. C'est impossible. Le Reiki est un art qui doit accompagner la personne souffrante au retour dans ce flot, avec l'amour infini que la Vie donne. Même si cela peut engendrer la souffrance et le chagrin chez les proches. Le Reiki donne les gestes. Mais il donne aussi les mots. Cela qui est en vous les prononce. Parfois fortement ou crûement. Mais toujours avec amour et bienveillance. Vous savez donc qu'ils ne peuvent faire aucun mal. Mais qu'ils sont là pour aider à la prise de conscience en face de vous.
L'initiation aux symboles du deuxième niveau n'a fait que renforcer ces sensations. Les trois symboles, dévoilés, ont fait pour moi l'effet d'un choc "électrique". Sitôt sous les yeux, ils prenaient vie. Pas besoin d'explication ou de description. Ils portent chacun en eux-mêmes tout ce qu'ils ont à dire. Un seul regard et tout est compris. Chacun d'entre eux est une porte, ou une clé vers cette dimension suprême de la conscience universelle. Ils facilitent notre travail de Reiki et ouvrent encore plus forts nos différents canaux énergétiques. En ce sens, ils sont réellement "sacrés", et participent à cet "art sacré" du Reiki. La possibilité de soin à distance ne vient que renforcer ce que nous donne le Reiki, ce que nous a transmis Usui Sensei : nous ne sommes qu'un canal avec la conscience universelle, avec la Vie. Finalement, notre but ne doit pas être de "guérir" des personnes. Même si cette action est belle et noble. Mais notre finalité est d'aider des personnes souffrantes à prendre conscience de leur souffrance, de leur véritable nature, et de les aider à "s'éveiller", au sens premier du terme. C'est-à-dire juste ouvrir les yeux sur les choses et tenter de poser un regard juste et bienveillant pour revenir à Ce qui est.
Je ne sais pas si ce que j'ai vécu peut-être qualifié d' "éveil". Mon ego s'est (trop) souvent posé la question. Je l'ai tantôt refoulée. Je l'ai niée. En disant que ce n'était pas possible. Qu'il fallait des dizaines d'années de méditation pour en arriver là. Que je n'avais rien fait ou rien mérité pour cela. Il m'a fallu plus de trois mois pour oser en parler à qui que ce soit. Muré dans un silence qui pesait trop. Et puis, j'ai fini par accepter de parler. Et puis, j'ai vu que cette question n'avait finalement aucun intérêt. Si ce n'est pour mon petit ego. Mais une fois la dissolution de l'ego achevée (lentement et parfois douloureusement), je m'aperçois que cette question n'a aucun intérêt. Ceux qui ont connu la personne que j'étais ne doivent pas voir une différence franche avec le passé. Cette personne leur semble maintenant beaucoup plus calme et détachée. C'est tout. Je continue à vivre, à m'occuper de ma famille, à travailler. Mais je sais aussi qu'il n'y a plus personne là pour le faire. Il n'y a que Cela. La Vie. L'Être. Appelez-le comme vous voulez. Il n'y a plus de temps, il n'y plus que l'éternité. Et en même temps, il n'y a pas de demain. Il n'y a que l'instant présent. Être, être et encore être. Avoir n'a aucun intérêt. Paraître encore moins. Il y a la nature en moi. La même qui se ressent en moi et à travers toute chose. Et qui ne vit que dans l'amour. Celle qui est en pleine expansion. Qui s'est trouvée sans limite. Et qui ne cesse de croître en même temps. Parfaite, y compris dans son imperfection.
Le Reiki est le bâton qui m'a indiqué la Voie. Je suis aussi le bâton et cette voie. Je suis la Vie. »
Au cours d'un échange, j'ai demandé à Christophe s'il y avait pour lui une perte de conscience pendant son sommeil. Voici sa réponse : « Une des conséquences immédiates de ce que j'ai vécu a été "la fin des rêves". J'avais, depuis toujours, pour rituel de m'endormir en me projetant dans un ou deux univers/rêves qui me plaisaient bien et me propulsaient dans les bras de Morphée. Tout cela s'est arrêté du jour au lendemain. Je suis incapable de me "mettre à rêver". Peut-être parce que tout m'a été donné et que je n'ai plus besoin de me créer un monde imaginaire. Je me contente donc de fermer les yeux et de rentrer dans le vide. Pour anecdote : j'ai eu la grippe la semaine dernière, et j'ai été franchement malade. Fièvre. Rien d'autre. Mais assez pour être crevé. J'avais l'habitude, lorsque j'étais malade, de me projeter après la maladie : d'imaginer les prochaines vacances, le farniente au soleil... Mais là, plus rien. Quelque chose en moi m'empêchait de rêver ou d'imaginer. Je devais faire avec la fièvre maintenant et l'accueillir pleinement. Là devait être mon attention. C'est surprenant, non ? De la même manière, je suis devenu incapable de lire un roman. Plus aucun intérêt pour les histoires imaginaires. Pourquoi imaginer et fuir ce qui est devant nous ? Donc, pour ce qui est des rêves. Il n'y en a plus le soir. Mais la Conscience est là. Je m'endors en la sentant. Parfois, c'est physiologique. Elle parcourt toujours par vague ma colonne vertébrale. Parfois, je la sens, c'est tout. Et je repars dans le grand tout. Je continue à rêver, certainement durant la nuit. Mais j'ai de plus en plus conscience de mes rêves. Je sais que je suis tout dedans : les acteurs comme le décor. Donc la perception change. Et ce moment n'a pas beaucoup plus de "réalité" ou d'intérêt que ce que nous vivons au quotidien.

Durant un repas, Christophe nous glissa deux petites phrases, totalement anodines pour lui et sans réaliser la portée de ce qu'il nous transmettait à ce moment-là. Je vous les offre en guise de méditation :

« Quand je mange ou quand je bois, ce n'est pas quelque chose qui rentre dans mon corps, mais dans le Tout ».
Il dit encore : « Il n'y a pas de pensée. Il y a l'Essentiel qui est là, en nous, et qui ne disparaîtra jamais... ».

jeudi 20 février 2014

• La transmission de la Chose


Ce livre s’adresse aux personnes engagées dans une recherche sur la connaissance de soi. Il leur apportera une aide dans la compréhension et la réalisation de leur nature véritable avec notamment la présentation d’outils utiles, à travers la lecture de cette étude non exhaustive de l’œuvre littéraire de Stephen Jourdain.

L’expérience de l’illumination dans l’œuvre de Stephen Jourdain situe l’homme dans un contexte social et une filiation culturelle qui caractérisent l’originalité de l’auteur. L’événement déterminant la source de son inspiration y est relaté au regard de divers courants religieux. Son œuvre est appréciée à travers son style et ses différents genres d’expression littéraire toute dévolue à la transmission de la Chose.
La transcription littéraire de son expérience intérieure est comparée avec les écrits de laïcs et religieux d’origines et d’époques différentes ayant aussi été les heureuses victimes d’une grâce providentielle, mais aussi avec les écrits de spécialistes en sciences et neurosciences corroborant les intuitions de Stephen Jourdain. Ainsi nous allons des pères orthodoxes de l’ère byzantine jusqu’à Benjamin Libet en passant par sainte Thérèse d’Avila, Jakob Boehme, Tukaram, Nisargadatta, etc.
Pascal Bouyer, passionné par le thème de la mystique dans la littérature et plus spécialement par le monisme du Vedanta, avait choisi comme sujet d’étude pour son Master Recherche en Littérature Comparée Stephen Jourdain ; le livre est né de ce travail universitaire. Inconditionnel de Nisargadatta Maharaj, P. Bouyer a entretenu avec Ramesh Balsekar des échanges fructueux et déterminants pour la compréhension de son enseignement sur la non-dualité.

Extrait de l'ouvrage : 

Une synthèse atypique 

Stephen Jourdain refuse d’apposer le terme « religieux » qu’il trouve inadéquat à son expérience et « même contraire à sa nature ». Le mot « Dieu » désigné comme un objet extérieur, se situe quant à lui dans la direction opposée de la « chose » dont il parle. D’autre part, l’assimilation faite à quelque chose d’impersonnel et d’anonyme désigné parfois par un « Ça suspect, porteur de toutes les philosophies orgueilleuses et méprisantes de l’Impersonnel16 », est aussi catégoriquement réfuté car elle le différencie de l’expérience distanciée, qu’est l’expérience de l’éveil en Orient. Quant à l’appellation d’ « expérience spirituelle » qu’il accepte avec réserve, il admet qu’en tant qu’« expérience de l’esprit », concernant la « personne intérieure », on peut lui attribuer « l’étiquette « spiritualisme17 ». 
Pour Stephen Jourdain, il n’y a pas un Dieu existant à l’extérieur de soi, qu’il faudrait retrouver et dans lequel on pourrait se fondre.18 Pour lui, Dieu c’est Moi, la « personne humaine ». Et pour bien souligner le caractère très concret du terme Moi, il ne le noie pas dans une généralisation qui en pervertirait l’essence même, en le faisant précéder de l’article défini, où « Le moi » deviendrait une abstraction impersonnelle, l’antinomie de ce que représente notre âme.
Pendant trente ans, il s’est interdit d’utiliser le terme Dieu. La première fois qu’il s’est autorisé à l’employer, c’est vers 1985, dans un texte intitulé : Tom ou l’empereur du monde des mystères et non ultérieurement dans Première Personne comme il le mentionne dans son entretien retranscrit dans La parole décapante (p.30). Il ne le présente pas comme on le fait généralement en tant qu‘objet de vénération. Il devient sujet personnel. 
Sa philosophie n’a pas de connotations moralisatrices : 
« je rechigne toujours à mêler l’idée morale à mes propos ». Il ne juge pas les gens sur le statut qu’ils arborent dans leur vie civile, sur leur réussite professionnelle ou autre, ni sur les actes plus ou moins délictueux qu’ils peuvent commettre car « « L’éveil » se fiche éperdument de la forme de nos actions (…) de leur valeur morale ». Il considère tout le monde sur un pied d’égalité. La quête de l’illumination ne requiert pas d’autre part, que le postulant fasse preuve des qualités de bon « chrétien au sens habituel du terme : gentil.(…). Un croyant n’est pas gentil. (…), il n’est pas bien pensant ».24 
L’illumination n’est pas soumise à une conduite morale pas plus qu’à n’importe quelle autre loi, le terme moral étant utilisé ici dans le sens d’une « morale moralisante ». Dans ce sens, les aspirations et les conduites d’ordre terrestre ne peuvent en rien s’appliquer aux destinées de l’âme. L’éveil ne peut pas être recherché dans le but d’améliorer les conditions de vie de l’être humain ou de répondre à ses attentes car il n’est « pas pour être plus heureux, pas pour cesser de souffrir (…) Non, en aucun cas pour ». Cet opportunisme aurait l’effet contraire de le perdre à jamais.
L’éveil est un acte gratuit, désintéressé qui n’a d’autre moteur que lui-même; cependant, il est soumis à une certaine éthique, « un impératif moral absolu : faire l’ascension de notre intériorité (…) nommée esprit, jusqu’à atteindre notre essence ».26 Cette morale lui est propre et correspond à une certaine rectitude dans la façon de préparer son propre avènement.

Par certains aspects, il est proche de la pensée que reflète certains textes Zen, dont Satori correspond à la description qu’il donne de l’état d’un esprit éveillé : « l’absence de pensée »28 et dans lesquels il reconnaît la description de sa propre expérience dans : « l’aspect destructeur du zen ». Cependant, il reproche au bouddhisme zen l’absence de la prise en compte du versant humain dans l’histoire de l’illumination, qu’il retrouve par contre développé dans le dogme chrétien. Il fait donc une synthèse entre ces deux courants de pensée et ne s’offusque pas de manier à la fois des concepts religieux si différents.

Une oeuvre paradoxale 

Le paradoxe réside dans l’anticléricalisme que S. Jourdain affiche et ses multiples références conceptuelles à la religion qu’il dénonce. Il introduit aussi de la religiosité dans une expérience qu’il présentait comme athéiste et affirme que la quête de l’éveil n’est une démarche « ni sacrée ni sainte », détentrice d’aucune vertu particulière. Cependant, il s’appuie sur des principes mystiques d’une religion qu’il méconnaît et à laquelle il se réfère. Affirmant ainsi : « je ne sais pas très bien quel est le dogme chrétien », il le redéfinit, ré-explique le mystère de la trinité et se réfère au père et au fils. 
Il qualifie Dieu de « crétin, paresseux et sentencieux », mais en même temps en appelle à sa volonté et à son  « Jugement », ou s’en remet à la volonté du « Créateur ». Il communique avec les anges, artisans de la création, décrit le jardin d’« Éden » et y dénonce le péché originel.
Cependant, les ressemblances qu’il établit entre ses expériences spirituelles et les enseignements religieux issus d’une « conception chrétienne » de la théologie le gênent indubitablement et le met perpétuellement en porte-à-faux. Il était pris à la fois par le sentiment de renier l’héritage laïque et anti-clérical transmis de père en fils : « toute mon ascendance a mangé du curé et du  "Dieulepère" et le besoin de se rattacher à une tradition reflétant la réalité de son expérience spirituelle. 
Alors qu’il écarte l’idée d’une quelconque intercession d’une autorité divine dans la création des affaires du monde, dans une démonstration relevant d’enseignement d’un ordre théologique, il introduit la notion d’un Dieu, engendrant « l’âme–créature », faible dans sa nature et dans sa chair. Exposée à toutes les tentations offertes, elle succombera au « péché originel » en s’emparant du « levier créateur de son père ». La création « d’irréalité pure », produit naturel de la créature, s’est alors solidifiée « en un réel mensonger ». Il y a donc un devoir de réparation de la part de la créature, vis-à-vis du père éternel, pour le rachat d’une appropriation malhonnête et du détournement fallacieux de l’oeuvre divine ; il faut donc « faire à reculons (…) le voyage jusqu’à notre source, POUR RÉPARER ».




lundi 17 février 2014

• La Vie joue ce jeu paradoxal de se chercher elle-même - Unmani Liza Hyde



Ce livre met en évidence la vérité de "qui vous êtes" vraiment. Si vous avez cherché véritablement et attendu l’éveil ou la vérité, alors ce livre va mettre le doigt sur qui vous êtes vraiment.
Ce livre indique la fin de la recherche. Ce n’est pas une borne supplémentaire sur le chemin d’un hypothétique but final. Il ne vous prodigue pas de conseils pour votre vie et votre bien-être. Ce message est une impitoyable compassion.
Si malgré tout vous préférez encore vous sentir bien plutôt que de connaître la vérité, alors ce livre n’est pas pour vous. Je ne suis pas en train d’essayer de vous aider. Si vous lisez ce livre je vais tout bonnement vous détruire.
Mais qui suis-je ? Je suis vous. Je suis la Vie même. Je suis ‘’qui vous êtes’’ au-delà de ce que vous pensez, ou de ce que vous croyez être. Nous ne sommes pas séparés, vous lecteur et moi écrivain. Sachez bien cela avant de vous mettre à tourner les pages.
Sachez que ce qui est écrit ici, c’est vous qui l’avez écrit. Vous le savez déjà. Je révèle ‘’qui vous êtes’’ au-delà de toute idée du ‘’vous’’ qui a décidé de lire ce livre pour une quelconque raison. Vous avez agi comme si vous aviez oublié qui vous étiez. Ce livre, c’est vous qui tout doucement vous rappelez vous-même. Un signe amical : « Salut ! Je suis là ! »  Tout ce qu’il faut c’est le courage de vraiment prendre conscience de ça.
C’est facile de dire que vous voulez trouver la vérité, mais quand vous vous rendez compte que la vérité ce n’est pas juste expérimenter l’amour et la paix, vous n’êtes plus tout à fait sûr que vous la voulez encore.
Reconnaître ‘’qui vous êtes’’ vraiment va vous voler vos idées les plus profondément ancrées, vos croyances, vos espoirs et vos rêves. Cela va renverser votre vision de vous-même et révolutionner votre vie.
Soit vous allez lire la suite et trouver que c’est incroyablement libérateur, soit vous allez trouver que c’est bien sûr un défi extrême. La réponse n’est ni l’un ni l’autre. C’est comme ça. Le message de ce livre est vraiment radical, et tout le monde n’est pas prêt pour ça maintenant. Peut-être, bien que vous affirmiez vouloir découvrir la vérité, en réalité vous aimez davantage le fait de chercher plus que de trouver réellement ce que vous cherchez. Que deviendriez-vous sans la recherche spirituelle ? Quoi d’autre vous procurerait des hauts et des bas émotionnels aussi excitants ? Soyez honnête. Si cela n’est pas pour vous, fermez le livre et reposez-le maintenant.
Dons si vous avez poursuivi votre lecture, demandez-vous si vous êtes prêt à mourir pour connaître la vérité ? Rien moins que cela. Pour découvrir l’Amour que vous êtes, vous tel que vous vous connaissez, votre ego, devra mourir. Ce n’est pas la mort du corps. C’est un saut dans l’inconnu. C’est la dernière chose que vous faites, avant de disparaître. Fini de tester la température de l’eau, par simple curiosité. Fini de jouer avec les mots et les concepts. 
L’amour véritable ne demande rien moins qu’une totale immersion. Mourir pour aimer est un total abandon.  C’est le fait de réaliser vraiment qu’aucune expérience, aucun concept, aucune signification, aucun état, aucune condition, aucune personne ne peut vous procurer la paix à laquelle vous aspirez. C’est la fin de tout cela.  N’en avez-vous pas assez de courir partout à la recherche d’un lieu de repos, d’une solution définitive à tous vos problèmes et toutes vos souffrance ? Laissez tout tomber et restez tranquille maintenant. Laissez faire. Sombrez dans le non-savoir. Ne jamais savoir. Ne jamais trouver. Rien à quoi se raccrocher. N’avez-vous pas réalisé que vous ne pouvez pas trouver la réponse ? Vous ne trouverez jamais la paix définitive et le lieu de repos que vous cherchez.
Vous avez cherché un lieu de repos dans un monde phénoménal qui ne se repose jamais. Vous avez cherché qui vous êtes réellement dans un monde d’identités innombrables. Vous avez cherché en pensée et en imagination. Vous avez essayé de vous connaître vous-même dans une vie aux reflets et aux significations multiples. Il y a tant de questions et aucune vraie réponse.
N’avez-vous pas remarqué que dès que vous croyez savoir quelque chose, que vous croyez avoir réussi, quelque chose se produit qui vous prouve que non, que vous ne savez rien du tout ? Si vous pensez que vous avez la réponse, très vite quelqu’un va venir vous donner une meilleure réponse.
Il n’y a pas de fin à ces réponses imaginaires. Combien de temps allez-vous encore souffrir pour elles ? Combien de temps allez-vous continuer à croire en des idées plutôt que dans ce que vous savez vraiment ? Combien de temps allez-vous encore continuer à trahir votre vrai savoir intuitif ? C’est de courage que je parle – le courage de défendre ce que vous savez être vrai, quel qu’il soit. C’est ce que vraiment veut dire s’éveiller. S’éveiller à ‘’qui vous êtes’’ vraiment.
‘’Qui vous êtes’’ est la Vie-même. Une vie qui vit, qui respire, qui existe. Mais essayer de localiser, de limiter, de définir ou d’identifier la Vie est une quête sans fin. Bien sûr c’est ce que tout le monde semble essayer de faire, d’une façon ou d’une autre. Les gens se sentent rassurés en croyant qu’ils savent ce qui se passe, pourquoi les choses arrivent et comment ça marche. Ce qui est frustrant, c’est que la source de Vie ou ‘’qui vous êtes’’ vraiment ne peut pas être connu ou compris d’aucune façon. Essayez de trouver qui vous êtes et vous allez vous trouver frustré. Le paradoxe est, cependant, que la vie s’amuse à être connue, limitée et identifiée. La vie s’amuse à se laisser identifier avec telle personne là. Je peux dire « Je suis… » ou « Je sens… » et je me réfère à la personne qui est bien là.  Et pourtant, si je cherche réellement et honnêtement qui « je » suis, je ne trouve personne. Quel paradoxe amusant !
Vous savez déjà que vous n’êtes pas limité. Vous savez déjà que vous n’êtes pas séparé, que vous êtes le tout – que vous êtes la Vie-même.
Peut-être que ce savoir est ressenti comme un sentiment sous-jacent que tout cela n’est qu’une farce, ou que nous sommes tous les acteurs d’une pièce de théâtre.
Peut-être ressent-on que tout cela est absurde, ou que tout ce que nous faisons est bien ridicule. Bien qu’on le sache, habituellement cette connaissance est négligée dans la recherche de quelque chose là-bas ou d’une espèce spéciale d’expérience. Ce savoir simple, enfantin, est dénigré lorsqu’il se confronte au sérieux de la vraie vie. Vous poursuivez votre recherche ou continuez à vivre, en ignorant ce savoir qui murmure la vérité de qui vous êtes vraiment. Et donc la Vie joue ce jeu paradoxal de se chercher elle-même.
Quel est le bon moment pour s’éveiller de tout ça ? Si vous continuez à croire que vous êtes sur un chemin spirituel alors vous allez toujours croire que l’éveil viendra un jour dans le futur. Vous allez continuer à négliger la simplicité de ce qui est maintenant. Assez de négligence ! Il est temps de se réveiller maintenant et de prendre conscience que vous êtes cet Amour dont vous avez seulement entendu parler. Vous êtes l’Amour. Vous êtes la Vie.
Il est temps d’écouter votre savoir interne.
Ce livre mine les croyances qui ont été élaborées pour vous protéger. Voyez ces murs s’écrouler. Ça peut être effrayant, mais ne serait-ce pas encore plus effrayant de vivre votre vie entière sans avoir jamais entendu parler de ce que vous savez réellement ?
 Ce dont on parle ici ce ne sont pas des phrases. Ce n’est pas un jeu philosophique. C’est une question de Vie ou de Mort. Jusqu’à ce que vous ayez pigé, c’est aussi grave que cela. Les mots de ce livre peuvent être analysés sans fin, mais ce serait encore une façon de négliger ce que ces mots veulent vraiment vous montrer. La fonction de la pensée est de comparer ce concept avec d’autres concepts et ces mots avec d’autres mots. Mais ce livre ne s’adresse pas à la tête, ce n’est pas un exercice intellectuel. En fait ce livre est simplement en train d’essayer de vous montrer ‘’qui vous êtes’’ d’une autre façon qu’intellectuellement. L’auteur et le lecteur ne font qu’un. Et par cette union, le message de ce livre devient évident.

© Publié avec l'accord des Éditions Charles Antoni - l'Originel


mercredi 5 février 2014

• Un homme meilleur - Andrew Cohen


J'ai cinquante-sept ans et je me retrouve moi-même actuellement face au plus grand défi de ma vie. J'ai été un enseignant de l'illumination spirituelle pendant vingt-sept ans. L'illumination a toujours été et sera toujours en rapport avec le fait de transcender l'ego. Au cours des dernières années, certains de mes élèves les plus proches ont essayé de rendre évident pour moi le fait que, malgré la profondeur de mon éveil, mon ego est toujours bien vivant.

J'ai compris cette simple vérité que nous avons tous un ego, peu importe la façon dont nous pouvons être illuminés, et je l'ai même enseigné à des milliers de personnes partout dans le monde tout au long de ma carrière. Mais quand il m'était demandé de faire face à mon propre ego par ceux qui m'étaient les plus proches et les plus chers, je résistais. Et le résultat est que j'ai souvent rendu leur vie difficile.

Je suis conscient que beaucoup de mes élèves au fil des ans ont également été affectés par mon manque d'attention à de cette partie de moi-même. Et pour ceux d'entre vous qui lisez ceci, je m'en excuse. Comme le temps passe, j'ai l'intention de vous tendre la main et de m'engager dans un processus de dialogue avec ceux qui le souhaiteraient.

À la lumière de tout cela, pour préserver ma propre intégrité en tant que maître spirituel et en tant qu'être humain, j'ai décidé que j'avais besoin de prendre un congé afin de pouvoir faire l'effort de me développer dans un certain nombre des directions que j'ai demandé à d'autres personnes de suivre. Dès cet automne, une fois que j'aurai rempli mes engagements antérieurs, je vais prendre un congé sabbatique pour une période de temps prolongée. Pendant cette pause, je quitterai la direction de mon organisation, je ne publierai rien d'autre ici sur mon blog, et ne ferai aucun enseignement public. Mon intention est de devenir un meilleur enseignant, et plus important encore, un homme meilleur.

Un des plus beaux fruits de mon travail au cours des années a été le réseau international de personnes qui ont étudié, collaboré, et pratiqué avec moi depuis si longtemps. Ils sont tous des exemples d'Éveil Évolutif de leur propre autorité, et je ne pouvais imaginer une plus grande communauté de personnes pour faire avancer ce mouvement. Je suis impatient de travailler avec eux d'une manière très différente à l'avenir.

Andrew Cohen