mardi 31 juillet 2012

• Je vis les événements quotidiens apparaître dans le non-état - Jean Klein


Et c’est durant ce séjour qu’eut lieu l’illumination ?

Oui. Il y eut abandon complet de l’état conditionné et établissement définitif dans l’état inconditionné, sans résidu. L’éveil se déploya pleinement et je me perçus dans la globalité.

Cela vous était-il arrivé auparavant ?

Non. Il y avait eu des éclairs, mais là, c’était plus qu’un éclair. Il n’y avait pas de retour en arrière possible. J’avais trouvé mes vrais fondements […] En raison de la qualité de la transmutation, il ne subsistait aucun doute que je puisse jamais être repris par la dualité, et cela se confirma dans les jours et les semaines qui suivirent. Je sentis une rectification dans mon corps et dans mon cerveau, comme si toutes les parties avaient trouvé leur juste place, leur position la plus confortable. Je vis tous les événements quotidiens apparaître spontanément dans le non-état, dans ma totale absence, dans ma vraie présence.

Jean Klein, Transmettre la Lumière, Éd. du Relié.

Voir aussi ce billet en complément.



samedi 28 juillet 2012

• Il n'y a que l'éveil - Henri le Saux


C'est beau, je ne puis te dire comme c'est beau. Ouvrir simplement les yeux là où l'on est. Impression merveilleuse de croiser entre vie et mort. Expression existentielle que vie et mort ne sont que des situations particulières et que le 'Je", l'éveil, n'est ni lié ni limité par elles. Tout est devenu clair. Il n'y a ni ciel, ni terre. Il n'y a que l'éveil.

Père Henri le Saux

jeudi 26 juillet 2012

• A voir, à découvrir, ou à revoir...

Printemps, été, automne, hiver... et printemps
Dans un temple bouddhiste en bois au milieu d'un lac, vivent un vieux maître zen et son jeune disciple. Les cinq saisons annoncées dans le titre correspondent à cinq chapitres du film où le jeune disciple a respectivement 10, 20, 30, 40 et 50 ans. Au fil des saisons, l'élève apprend à vivre par ses erreurs et ses fuites.




Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme
Perdues dans un océan de sable, deux silhouettes cheminent : Ishtar, une petite fille pleine d'entrain, et son grand-père Bab'Aziz, un derviche aveugle. Elle le guide vers la grande réunion des derviches qui a lieu tous les trente ans, mais pour trouver cet endroit secret, il faut "écouter le silence infini du désert avec son coeur". Leur voyage à travers l'immensité brûlante les amène, tel un jeu de pistes, à la croisée d'autres destins...


mardi 24 juillet 2012

• L'opportunité de mourir avant que le corps ne meure - Gangaji

Je voudrais tous vous inviter ce soir, maintenant, en ce moment même, à mourir.

lundi 23 juillet 2012

• Guide de la spiritualité


Un outil indispensable pour tous les chercheurs de sagesse. 
On observe en France un renouveau spirituel considérable et il est de plus en plus nécessaire de faire preuve de discrimination pour reconnaître les mouvements sérieux et authentiques. 
Le Guide Almora de la spiritualité présente les grandes traditions spirituelles (hindouisme, yoga, bouddhisme, taoïsme, christianisme, islam, judaïsme, chamanisme…) mais aussi les principaux mouvements contemporains (sagesse philosophique, non-dualité, néo-advaita, mouvement intégral…). 
Un ensemble de fiches et d’adresses donnent des appréciations et des informations utiles sur les enseignants, les centres, afin de découvrir la pratique spirituelle qui nous convient au plus près de chez soi. 
Le Guide Almora de la spiritualité est le plus complet jamais publié.

Extrait de l'introduction :

Pourquoi un guide de la spiritualité ?

La France a été et reste le pays des Lumières. Cette lumière est aussi celle de l’esprit, de la spiritualité. Pays cosmopolite, la France est un lieu de passage, de rencontre et d’enseignement pour toutes les traditions de l’intériorité, des Églises les mieux établies jusqu’aux petits groupes les plus exotiques. Avant d’entreprendre un voyage lointain – d’aller à Bénarès ou à Jérusalem –, la France est l’échantillonneur de tous les enseignements spirituels de la planète.
Mais comme nul n’est prophète en son pays, on ignore souvent cette richesse, faute d’information. Non loin du Mont Saint Michel, dans le Bordelais, au bord de la Côte d’Azur ou à côté de la Tour Eiffel, un véritable gisement de sagesse demeure sous nos pieds, n’attendant que notre curiosité pour se révéler et satisfaire nos élans d’élévation. Mais outre l’audace, il y faut quelques informations si possibles fiables pour faire les rencontres utiles et éviter les pires mésaventures.
Sans être sociologue, il semble évident qu’en France, on voit se développer de plus en plus une aspiration à la spiritualité. Il est temps de pouvoir distinguer une recherche spirituelle authentique d’un soi-disant retour du religieux communautariste ou sectaire. La philosophie, par exemple, qui a une bonne audience auprès du grand public, propose de plus en plus souvent une réflexion sur la manière de vivre. Elle n’hésite plus à s’afficher comme spiritualité. Les ventes d’ouvrages sur le bouddhisme ont explosé. À côté du conflit entre psychanalyse et psychologie comportementale, on s’intéresse au développement personnel même au sein des grandes entreprises. Souvent le développement personnel se nourrit et se prolonge en spiritualité dès lors qu’il n’est plus centré sur l’ego performant et qu’il s’envisage comme dépassement des tendances égocentriques contraires à la réussite d’une aventure collective. Nos grands médias audiovisuels semblent encore passer à côté de cette nouvelle réalité sociale parce que peut-être n’en est-elle encore qu’à ses débuts, qu’elle est diverse et éclatée sans avoir encore un impact éducatif et politique d’envergure. Mais dans la presse et l’édition déjà ce mouvement devient visible. Des collections de livre de poche comme Albin Michel Spiritualités, Points Seuil Sagesses, des revues comme Clés ou 3e millénaire qu’on trouve en kiosque montrent combien l’intérêt pour la spiritualité s’est développé à des échelles qui ne peuvent plus être simplement considérées comme confidentielles.
Parmi tous ceux qui explorent des modes de vie alternatifs, il n’y a pas que des charlatans et autres illuminés. Des gens comme Socrate, son disciple Platon ou Épicure enseignaient déjà dans des lieux fermés une diététique, un examen du fonctionnement de l’esprit qui n’était pas une philosophie de salon. Et ceci dans le cadre d’une relation de maître à disciple.
Malgré leurs tâtonnements, ne pourrions-nous pas nous intéresser à ceux qui aujourd’hui nous ouvrent de nouveaux chemins pour l’avenir ? C’est peut-être la société telle qu’elle est qui a un avenir inquiétant. Crise économique, crise morale et éducative, démultiplication des maladies psychiques, des addictions chimiques, prémisses d’une crise écologique majeure...
Cette crise n’est peut-être pas par essence catastrophique, nous pourrions la vivre comme une crise de croissance de l’esprit humain. Comme autrefois les Lumières ont diagnostiqué la crise de l’Ancien Régime et ouvert un nouveau chemin, nous assistons peut-être à la périphérie de nos centres de décision à une nouvelle renaissance. Si renaissance il y a, la multiplicité des expériences spirituelles indiividuelles et collectives qui semble jaillir de partout en serait alors un laboratoire.
Nous avons donc décidé de faire un guide sur la spiritualité. Nous avons exclu ici la plupart des organisations religieuses qui tiennent plus de l’obédience à une croyance, à des règles morales et rituelles plus que d’une recherche sincère d’une expérience intérieure. Un débordement de confiance, un enthousiasme dû à une chaleur collective ne sont que des expériences psychologiques et non ce que nous appelons une expérience intérieure. Nous avons exclu aussi les groupes sectaires. La spiritualité implique certainement un affaiblissement de l’égocentrisme mais non pas une mise entre parenthèses du sens de sa dignité et de son sens de l’autorité per- sonnelle. Mais, comme les listes des commissions d’enquête par- lementaires sur les sectes en France sont parfois discutables, nous nous sommes efforcés de conserver une attitude ouverte, quoique lucide. De même, parmi les organisations religieuses, nous avons inclus celles qui proposent un enseignement proprement spirituel et qui sont ouvertes au dialogue interreligieux. Aussi nous sommes nous intéressés aux pratiques d’occultisme, aux thérapies et aux pratiques de bien-être dès lors qu’elles avaient une forte dimension spirituelle. Par exemple, il peut être difficile dans certains cas de repérer des frontières précises entre thérapie et méditation, ou entre yoga et gymnastique. Mais dans tous les cas, notre critère est resté le même : la spiritualité. C’est pourquoi, dans le même esprit, nous mentionnerons certaines loges maçonniques.
Notre guide est organisé par courants. Il mentionne aussi bien des groupes que des personnes ou des lieux. En effet, les enseignants spirituels fonctionnent de plus en plus en freelance. Plutôt que d’acheter un local – ce qui n’est possible que pour les plus grosses organisations, et encore ! – la plupart préfèrent louer un local ou se faire inviter chez un particulier. Les lieux exclusivement consacrés à l’accueil d’enseignements spirituels sont assez rares. Par ailleurs, internet facilite la diffusion de l’information sans avoir besoin d’être localisé.
Notre ambition n’est donc pas simplement de recenser les groupes spirituels existants. Nous voulons participer à la prise de conscience d’un mouvement social mettant au centre une spiritualité ouverte.

jeudi 19 juillet 2012

• Inverse ton regard - Nicole Montineri


Nicole Montineri vient de publier un livre admirable dont je vous conseille vivement la lecture. Son écriture, l'élégance de son style d'une grande finesse littéraire, sont remarquables. Son verbe coule avec une telle fluidité... Son ouvrage se lis comme un roman (c'en est un) spirituel et initiatique à la fois, et partage la dimension de l'éveil d'une façon accessible à tous. 
Comme le dit la page quatre de couverture, on touche à travers ce texte à l’essence de la Réalité ultime...

"Marie l'Égyptienne", suivi de "La voie brûlante de l'amour", paru aux Éditions Accarias-l'Originel.

Page quatre de couverture : 

C’est le récit libre de Marie l’Égyptienne, dont l’histoire mystérieuse serait parvenue par transmission orale jusqu’à Sophrone de Jérusalem (fin 5e S./début 6e S.), alors qu’il était simple ermite de Palestine.
Marie l’Égyptienne est d’abord la prostituée qui incarne tout être en exil à l’extérieur de lui-même et qui, par l’audace d’une force d’amour immense, se retourne en elle-même, dans son intériorité. Elle part vivre solitaire dans le désert du Sinaï, matrice de feu, où elle se réalise source de vie éternelle. Totalement brûlée par l’amour absolu, elle est l’archétype de l’être mystique qui va au-delà de l’union avec la déité, si enivrante soit-elle. Elle s’anéantit, elle « perd » Dieu qui s’anéantit aussi. Dans cette double mort, source de l’unité, la Divinité, ou l’Essence, a englouti le dieu personnel. Les séparations s’abolissent, passage du fermé à l’ouvert.Nicole Montineri rejoint au plus près cette « expérience » indicible. Elle nous parle du vécu mystique dans la réalité de son propre vécu.

Quelques extraits choisis :

"Seul celui qui peut mourir de son vivant se tient confiant dans la nudité, le coeur brûlant d'amour. Il me semblait que j'étais là depuis toujours et que j'y serais encore à la fin des temps. Je n'avais pas de désir, pas de but, pas de devenir. Ma pensée s'était arrêtée, et avec elle, toute perception de durée. Je vivais dans le présent, dans l'éternité de l'instant, comme dans une prière continue et muette. Vivre ainsi est d'une grande beauté..."

"Inverse ton regard, mets en sommeil ta reflexion, tes sentiments, et reste en accord avec la perception pure telle qu'elle jaillit au premier instant..."

"Aucune recherche, aucune attente, aucun effort ou tout autre activité ne peut conduire à l'apparition de la grâce... 
Détache-toi de tes habitudes de pensées, arrête le mouvement de ton esprit vers l'extérieur, à la recherche de certitudes intellectuelles. Arrête aussi de prier et de méditer de façon discursive. Retrouve la simplicité."

"Il n'y a rien en moi, rien qui ne retienne mon esprit. Celui-ci est au repos, transformé en un simple regard, en une attention qui accueille. Dans ce dénuement synonyme de liberté absolue, tout est apaisé. Demeure seulement ce qui n'est pas exprimable, au plus profond de mon être, en ce royaume plus intime que moi-même. Un souffle ténu, indifférencié, un invisible que je ne pense pas, que je n'imagine pas."

"Lorsque l'esprit est au repos, sans jugement, sans attente, l'immensité peut entrer et se déployer dans l'espace laissé vacant. L'amour émerge de cet espace de paix. Peu importe dés lors que des pensées apparaissent ou non : en ce fond tranquille, elles naissent et, ne rencontrant aucun mouvement de saisie ou de crispations, n'ayant nulle part où aller, elles consentent à se dissoudre en ce fond. Ce fond est le coeur, la matrice d'où émerge l'amour. Il est aussi le contenant, le Sujet ultime, non perceptible, non objectivable."

Site de Nicole Montineri : La conscience-espace

mardi 17 juillet 2012

• Entretien avec Jeff Foster et Lilou Macé







Avec l'aimable traduction de Thierry Delattre, que nous remercions.