lundi 30 mars 2009

• Le parfum de l'absolu - Guy

Être la vision
Récit d'un éveil durant un atelier de Douglas Harding

J'ai eu la chance, à l'âge de 18 ans, de vivre deux expériences d'éveil impersonnel, survenues soudainement sans que je ne m'y attende.
Les concepts de temps et d'espace s'étaient dissouts en douceur. Il n’y avait ni feu d'artifice, ni hallucination, mais une conscience dans laquelle tout se sait dans une grande nudité fulgurante.
Le temps qui s'écoulait auparavant n’est qu’un présent en éternel mouvement, l'espace auparavant limité et local devient illimité et global. Il faut préciser qu’il ne s’agit pas vraiment de perception comme nous l’entendons habituellement, mais plutôt d'a-perception que le langage ne peut jamais décrire parfaitement.

Ces incursions dans la Conscience avaient le parfum de l'absolu mais en même temps me posaient beaucoup de questions et m'ont laissé un goût prononcé pour la recherche spirituelle.

C'est ainsi que j'ai retrouvé quelque chose qui sonnait juste entre mes expériences et les récits de Douglas Harding.

Je me suis donc rendu à un stage avec Douglas Harding au cours duquel nous faisions un premier exercice sur la « vision sans tête » sous la houlette de José Leroy.
Il s’agissait de focaliser son attention sur les bords d’un trou dans un carton et de l’approcher lentement de ses yeux pour regarder à travers. La difficulté consiste dans le fait de conserver son attention sur les bords et de ne pas se laisser happer par les détails au centre de l’image. Je m’appliquais avec la naïveté d’un enfant ne sachant ce qui pourrait se produire.
Subitement, à l’instant où le trou prenait la place de mon visage, une sorte de basculement à transformé ma vision : au lieu que ce soit « moi » qui voit quelque chose là-bas devant mes yeux, la vision était devenue intensément présente partout à la fois.
Rien n’avait changé dans le décor que j’observais, (qui d’ailleurs n’avait rien d’alléchant : une simple salle de conférence…) par contre ma relation avec ce qui est avait complètement changé. Comme si ma conscience était projetée dans tout ce qui est vu, sans séparation, sans distinction, sans préférence. Dans une grande tranquillité, tout est radieux et neutre à la fois.
Ce qui est vu est moi-même voyant.
Encore une situation totalement indescriptible avec les mots qui séparent tout !
Le fondement de ce vécu est une impression d’absolu. Il y a une reconnaissance immédiate d’un absolu qui donc n’a pas besoin d’être conforté, ni comparé, ni expliqué. Ici était présent un absolu de vision unitaire qui se reconnaît elle-même de façon naturelle.
Cela était si évident et si simple pour moi que je me disais que d'autres personnes de ce stage allaient se précipiter à raconter la même chose. Mais le silence de chacun à été un grand étonnement pour moi. Si bien que je n’ai osé partager ce vécu en public...

Depuis j'ai eu l'occasion de trouver réponses à mes anciennes questions sur l'Unité, la Conscience.
C'est avec plaisir que je publie ce témoignage afin de le partager et éventuellement, de répondre à des questions qui peuvent vous venir, puisque la conscience, apparemment adore jouer au jeu de l'identification et des questions dont elle connaît déjà les réponses.

Avec mes amitiés.

Guy Mauchamp

Guy Mauchamp apporta ensuite une précision significative à son expérience, ayant pour titre : "Éveil tributaire ou dissolution de quelque chose qui n'a jamais existé".

Je voudrais apporter une précision au sujet du concept de cause à effet qui moi-même m'a plongé dans la confusion durant plusieurs années. Confusion qui implique une croyance donc une limitation.
L'absolu, la Conscience, n'est tributaire de rien.
Comment l'absolu aurait-il besoin d'une chose pour être l'absolu d'où émane toute chose manifestée ? C'est un non-sens.
D'autre part, lorsqu'une ouverture se fait, c'est en dépit de tout, à l'insu de tout. Il s'agit plus d'une dissolution que d'un effort, l'évaporation d'un concept d'identification plus que d'une acquisition. La conscience joue à se révéler à elle-même.

Dans mon expérience, l'absolu, l'Unité se manifestait le plus souvent dans des moments de repos où je ne faisais... rien !

En ce qui concerne cet exercice de la vision, Cela c'est produit sans effort, sans volonté puisque José avait eu la sagesse de ne pas annoncer de résultat possible. Il y a eu une congruence entre ce merveilleux exercice et une vision se voyant, mais cela n'explique rien. Ce qu'il s'est passé plus précisément est la dissolution d'un concept de "moi" regardant "là-bas" : une disparition de la localisation, donc du concept de l'espace.

Dans l'expérience d'éveil est aussi disponible le fait que le temps est un concept et n'a donc pas d'existence. Ce qui fait du même coup tomber toute argumentation de cause à effet.

Tout cela est très relaxant.
Amitiés
Guy

Vu sur Éveil et Philosophie,
le blog de José Le Roy

samedi 28 mars 2009

• La substance de toute chose est le vide - Bassui

Bassui

A sept ans, Bassui commença à donner des signes de sa sensibilité d’esprit. Au cours d’un service religieux dédié à son défunt père, il demanda au prêtre qui officiait : « pour qui sont ces offrandes de riz, de gâteaux et de fruits ? » « Pour ton père, bien sûr », dit le prêtre. « Mais mon père n’a plus ni corps ni forme. Comment pourrait-il les manger ? » Le prêtre répondit : « Bien qu’il n’ait plus de corps visible, son âme recevra ces offrandes. » Sur quoi l’enfant dit : « S’il existe une chose telle qu’une âme, je dois en posséder une dans mon corps. A quoi ressemble-t-elle ? »
… Une intense et incessante interrogation […] se poursuivait jusqu’à sa maturité — et jusqu’à son illumination.
A dix ans, nous dit-il, il était souvent éveillé par d’éblouissant éclairs de lumière qui illuminaient sa chambre, suivis par une obscurité oppressante…
… Sans cesse il se demandait : « Si, après la mort, l’âme connaît les souffrances de l’enfer ou les délices du paradis, quelle est sa nature ? Mais s’il n’y a pas d’âme, qu’est-ce qui en moi, à cet instant précis, voit et entend ? » Son biographe rapporte que Bassui passait souvent des heures à « repasser » cette question, dans un tel état d’oubli de soi-même, qu’il oubliait qu’il avait un corps et un esprit. Au cours d’une de ses méditations, il compris soudain que la substance de toute chose est le vide et qu’il n’y a rien, en fin de compte, que l’on puisse appeler âme, corps, esprit. Cette compréhension le fit éclater de rire et il se sentit délivré de son corps et de esprit.
Pour savoir s’il s’agissait là d’un véritable satori, Bassui interrogea plusieurs moines réputés, mais aucun ne put lui fournir une réponse satisfaisante… « J’ai vu que le fondement de l’univers est le Vide, mais qu’est-ce que ce quelque chose, en moi, qui voit et entend ? »
… Au cours de ses voyages, Bassui rencontre enfin le maître de zen grâce à qui allait ouvrir complètement « l’œil de son esprit », Koho-Zanji… Un jour celui-ci, sentant que l’esprit de Bassui état mûr, lui demanda : « Qu’est-ce que le Mu de Joshu ? » Bassui répondit par ces vers :

Les montagnes et les rivières
L’herbe et les arbres
Manifestent également Mu.

…Bassui eut l’impression qu’il avait perdu la racine de sa vue, comme un tonneau dont on aurait arraché le fond. Il regagna sa hutte en pleurant, se sentant dépouillé de tout ce à quoi il avait cru jusqu’alors.

Extrait tiré de la page Témoins d'éveil, du site Troisième Millénaire

vendredi 27 mars 2009

• L’illusion de la séparation a disparu - Leonard Jacobson

Leonard Jacobson

Etre présent c’est s’éveiller à la dimension de votre personne et à la dimension de la vie qui transcendent l’esprit pensant. Vous êtes silencieux et complètement présent avec ce qui est vraiment ici maintenant. Si vous êtes complètement présent, il n’y a pas de moment autre que ce moment-ci. C’est cela que veut dire être éveillé à la vérité de la vie. Vous êtes présent à tel degré que vous existez en ce moment et uniquement en ce moment même. Vous êtes éveillé dans l’éternel présent. Au niveau le plus profond de Présence éveillée, le passé et le futur ont disparu et seul le moment présent vous est disponible. Vous ne pouvez pas fonctionner dans le monde temporel pour la bonne raison qu’il n’y a pas de temps. Il n’y a plus rien de vous-même en dehors de ce moment présent.

Cela ne veut pas dire qu’une personne éveillée fonctionne toujours au niveau le plus profond de Présence. Il est possible de fonctionner à un niveau plus superficiel de Présence de façon à ce que devienne disponible le monde du temps. Alors même que vous participez dans les activités du monde temporel, vous êtes toujours ancré dans la Présence et le moment présent est toujours reconnu comme étant la vérité de la vie.

Si vous êtes fondamentalement éveillé et Présent vous vivez sans jugement, peur ou désir. Vous vivez dans un état d’acceptation. Vous vivez comme amour dans le monde. L’illusion de la séparation a disparu. Vous vivez avec un sens solide de l’Unité de toutes les choses et une sensibilisation croissante de la dimension impersonnelle et éternelle de l’existence. Vous voyez les autres comme égaux éveillés, même si eux-mêmes n’en sont pas conscients. Ceci comprend le royaume des animaux et le monde de la nature. Il est impossible pour vous de faire mal à quiconque intentionnellement. Vous êtes compatissant et vous agissez toujours avec intégrité. Vous ne pouvez pas être malhonnête. Il y a quelque chose à l’intérieur de vous-même qui ne peut absolument pas le permettre. Lorsque vous êtes fondamentalement éveillé dans la vérité de la vie, vous êtes en grande partie libre des motivations du moi et de ses réactions.

Ceci n’implique pas que la personne qui est éveillée soit parfaite d’une manière ou d’une autre. Parfois, vous pouvez réagir comme toute autre personne, ressentir la peur et un sentiment d’incertitude ou des sentiments tels que la blessure et la colère. La différence c’est que maintenant, vous savez que vous êtes pris de façon temporaire dans l’illusion de la séparation. Vous ne croyez pas à l’histoire qui se présente. Vous comprenez que le passé de quelque façon se projette dans le présent. Vous ne vous identifiez pas avec l’expérience ni même avec les réactions affectives issues de l’expérience. Cependant, vous assumez la peine responsabilité pour tout ce que vous éprouvez. L’expérience vous appartient et vous l’acceptez, mais vous ne réagissez pas comme ci c’était la vérité. Au milieu du changement constant, vous savez que vous êtes Celui ou Celle qui ne change jamais.

Lorsque vous devenez pleinement présent, les pensées cessent et votre esprit de taît. Vous n’essayez pas d’arrêter les pensées. Cela survient simplement lorsque vous devenez présent. Vos pensées s’arrêtent quand vous devenez présent parce que les pensées sont toujours liées au passé ou au futur. Vous ne pouvez pas penser au moment présent. Il vous faut sortir du moment présent afin de pouvoir y penser. Donc, si vous vous mettez pleinement présent avec quelque chose qui est ici maintenant, vous devez émerger de l’esprit et du monde de la pensée. Cela ne peut être autre. Vous remarquerez une modification en vous pendant la transition du passé et du futur, dimensions du monde de l’esprit, vers le monde du présent.

Vous ne pouvez pas arrêter les pensées. C’est impossible L’effort même d’arrêter vos pensées n’est qu’un renforcement du processus mental. Tout ce que vous pouvez faire c’est de nous détendre, remarquer que vous êtes dans le monde de l’esprit et vous mettre dans le présent avec ce qui est déjà présent. Si vous pouvez le voir, l’entendre, le ressentir, le goûter, le toucher, le sentir, en ce moment , alors vous êtes dans le moment présent.

Ce n’est pas quelque chose dont vous vous souvenez ou que vous imaginez avec votre esprit. Vous ne le créez pas avec votre esprit. C’est effectivement ici maintenant, et vos pensées s’arrêteront et vous ferez l’expérience d’un profond sentiment de paix alors que votre esprit devient silencieux.

Mail il y a un niveau encore plus profond de paix et de silence qui émerge pendant que vous devenez de plus en plus présent. Comme votre esprit se repose dans le silence, une porte intérieure s’ouvre permettant l’entrée d’un silence infini et éternel. Ce silence infini et éternel est l’essence même de votre Etre. C’est votre vraie nature. C’est l’essence de toute existence. C’est l’éternel et silencieuse présence de la pure conscience. C’est le « JE SUIS » de votre personne. C’est la dimension de votre personne qui existe en ce moment et uniquement en ce moment. C’est cette dimension en vous qui existe dans l’Unité.

Site de Leonard Jacobson
Voir aussi ce lien

lundi 23 mars 2009

• Living Luminaries/Lumières Vivantes - Eckhart Tolle



Une fois encore, un grand merci à Ted !

Voir la suite des vidéos sur cette page.

vendredi 20 mars 2009

• L'illumination silencieuse - Wanshi Shokaku

Le chant de l’illumination silencieuse
Wanshi Shokaku

Dans le silence,
quand sereinement les mots sont délaissés,
à nous se révèle l’évidence.
Lorsque nous en prenons conscience,
le temps se confond en éternité.
De cette expérience prend vie notre monde.
Cette singulière réalité est l’entendement.
Cet enchantement est pure bénédiction,
comme la silhouette de la lune,
une rivière d’étoiles,
la neige sur les pins et les nuages
recouvrant les sommets des montagnes.
Dans les ténèbres ils sont éblouissants.
Dans l’obscurité ils rayonnent.
Semblable aux sensations du héron
volant dans l’espace infini.
Comparable à l’eau limpide et immobile
d’une mare en automne.
L’éternité se résout à l’inutilité,
plus rien ne se distingue.
Dans cet entendement tout effort est oublié.
Où peut résider cet enchantement ?
Dans le processus de la compréhension,
celle qui bouscule les habitudes,
la voie de l’illumination silencieuse,
l’essence de l’infiniment petit.

Pour saisir l’imperceptible,
une navette d’or sur un métier de jade.
Sujet et objet agissent l’un sur l’autre,
lumière et obscurité sont interdépendantes.
On ne peut se fier ni à l’esprit ni à la lettre,
pourtant ils s’influencent mutuellement.
Buvez le remède des vues justes,
battez le tambour des calomnies infectes.
Quand vues justes et calomnies se confondent,
cessation et production ne dépendent que de soi.
L’invité surgit sur le pas de porte,
le fruit mûrit sur la branche.
Le silence est l’ultime enseignement,
L’entendement est la réponse universelle.

La réponse est dénuée d’effort,
l’enseignement est inaudible à l’ouïe.
Toutes les expressions de l’univers
rayonnent et prêchent le Dharma.
Ils se certifient mutuellement
et répondent réciproquement à leurs questions.
Questions, réponses et certifications
s’accordent en parfaite harmonie.
Lorsque l’entendement est sans sérénité
les distinctions apparaissent.
Des questions, réponses et certifications
naissent le désaccord.
Sans la sérénité, l’entendement disparaît
et tout devient vain et accessoire.
Quand l’illumination silencieuse est accomplie,
la fleur de lotus fleurit,
le rêveur s’éveille.
Des centaines de rivières serpentent vers l’océan.
Des milliers de sommets s’élèvent des fières montagnes.
Comparable au cygne préférant le lait à l’eau.
Semblable à l’abeille butinant le pollen des fleurs.
Quand l’illumination silencieuse devient la raison ultime,
je perpétue la tradition de ma lignée
qui n’est rien d’autre que cette illumination silencieuse
qui vous assaille de partout
et vous pénètre au plus profond de vous-même.

© Reproduit avec l'aimable autorisation du :

Centre Zen Soto
Temple d'Hosen Ji - Genève
15, Quai du Cheval-Blanc - 1227 Les Acacias
Internet : http://www.zen-geneve.ch

jeudi 19 mars 2009

• Un éclair de pénétration - Ying-an

Abandonne l’idée de toi et des autres,
Du gain et de la perte,
Du bien et du mal,
Du Bouddha et du bouddhisme
Ainsi que les mysteères et les merveilles.
Dès que tu lâches la fixité,
Ton corps et ton esprit
Deviennent spontaneés et légers,
Absolument limpides intérieurement et extérieurement.
Alors ton cœur est pur à tout moment
Et tu touches à la liberté !
Tu marches dans l’infini
Sans ancrage et sans prise,
Dans un éclair de pénétration.

Ying-an

Extrait de Chan et Zen, de Daniel Odier
Éditions du Relié

mercredi 18 mars 2009

• La Présence en nous - Jean Bouchart d'Orval

Jean Bouchart d'Orval

Nous ne méditons pas sur une chose ou sur une autre, nous méditons sur la Présence en nous, qui est en fait l'attention elle-même, et, comme son nom l'indique, cette Présence demeure toujours présente, qu'il y ait "distraction" ou non. Sans cette Présence, nous ne saurions pas que quelque chose vient nous distraire ! La "distraction" n'est qu'une nouvelle forme assumée par la Présence. Quand nous faisons de la Présence la totalité de de la méditation, comment pouvons-nous être dérangés ?


Chez l'être éveillé, y a-t-il des niveaux ?

Il existe des niveaux dans l'ignorance, pas dans l'éveil. L'éveil signifie la fin des catégories, des mesures et des niveaux. Il n'y a qu'une Réalité.

Après avoir atteint l'éveil, y a-t-il d'autres niveaux supérieurs ?

Après l'Éveil, il y a l'Éveil et on ne pose plus de questions ; il ne reste plus rien à atteindre. Sinon, ce n'est pas l'Éveil. Il n'y a pas de niveaux dans l'Éveil. L'Éveil est l'extinction de la dualité et de la souffrance. Tout ce que nous pourrions dire d'autre sur l'Éveil le serait à partir de l'état de dualité.

Si tout le monde méditait, ce serait le paradis terrestre, parce que chacun se préocuperait de l'autre ?

Le Paradis, terrestre ou non, c'est quand il n'y a pas d' "autre". Pour l'être humain qui a réalisé sa nature véritable et qui ne l'oublie plus, il ne subsiste qu'une Réalité et cette Réalité va toujours prendre bien soin d'elle-même ; c'est cela la véritable compassion. Cette personne-là n'est plus touchée par l'illusion, par la souffrance. Il n'y a qu'une personne à transformer : vous-même. Les "autres", c'est une vue de l'esprit. Quand on s'est transformé, le monde entier s'est transformé. Ce qu'on appelle généralement les "autres" n'est alors qu'une manifestation du Même, de l'Unique, de l'Être que nous sommes.

Si nous sommes la Source, pourquoi en sommes-nous sortis ? Pourquoi sommes-nous dans un corps, ici sur terre ? Quand nous mourons, est-ce fini, ou retournons-nous à la Source ?

Nous ne sommes jamais sortis de la Source ; il n'y a qu'Elle. C'est justement ça l'illusion : croire que nous avons été coupés de la Source. Nous n'avons pas à retourner à la Source, car nous y sommes en ce moment même. Nous sommes la Source et rien d'autre. Alors, qu'est-ce qui meurt ? Le corps, l'enveloppe, la forme. Cela disparaît, un jour, mais nous ne disparaissons jamais, car nous ne sommes jamais apparus. Le mot "Source" peut porter à confusion, comme tous les mots, en nous laissant croire que quelque chose sort de la Source. Mais il n'y a que la Source. Il y a l'Être.

Extraits choisis tirés du livre "Les entretiens de l'Éveil", Éditions du Roseau.

mardi 17 mars 2009

• Tout participe de notre recherche - Bernard


Tout participe de notre recherche, même le mental.

Tout participe de notre recherche, parce qu'on est déjà ce qu'on cherche.

≈≈≈≈≈≈≈

La réalisation n'est pas le résultat d'un processus...

Bernard

lundi 16 mars 2009

• Projet collaboratif de traduction en ligne

Tony Parsons

Bonjour à vous tous,

Il existe sur Internet une conférence vidéo très intéressante, en Anglais, de Tony Parsons. Cette conférence a été donnée en 2005 a Amsterdam.

Tony Parsons est un auteur peu connu en France, du fait de la barrière de la langue, et dont les enseignements méritent d'être plus largement diffusés.

Afin de rendre cet enseignement accessible au plus grand nombre, un site collaboratif de traduction en ligne a vu le jour. Il permet a chacun d'apporter sa contribution à la traduction de cette conférence, par petits morceaux et selon les possibilités et le temps de chacun.

Ce mail vous est adressé pour vous demander de signaler cette initiative sur vos blogs/sites et de faire ainsi connaitre ce projet et le mener a bien, au profit de tous.

Merci d'avance

Pascal (moijevous-wiki@yahoo.fr)

La conference de Tony :
http://www.youtube.com/watch?v=T5-zMV1x6q0

Le site de traduction collaborative : http://tony.metawiki.com/

lundi 9 mars 2009

• Des grenouilles éveillées !

S'il suffisait de s'installer en position du lotus pour accéder à l'illumination,
toutes les grenouilles seraient des bouddhas.

Louis Pauwels